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Bismarcks sa femme, 5 janvier

tïon fut dorénavant de compter le nombre des coups à la minuta; « parfois les vitres et le sol tremblent légèrement jusqu'ici », ajoutait-il avec satisfaction'. A Paris le tremblement n'élait point léger; mais la ville ne céda point; malgré les murailles effrondées, les femmes et les enfants échappés, Paris eût tenu ; il ne pouvait résister à la faim ' ; vivres, chauffage, éclairage, tout manquait ; l'héroïsme était vaincu par la misère.

En province, la situation était désespérée : partout les années de la République succombaient dans leur résistance farouche. Au Nord, Amiens et Rouen étaient investis depuis des semaines, Mézières était pris le 31 décembre, et, malgré la froide ténacité de Faidherbe, ses troupes pUaient à Saint- Quentin . Au Sud-Ouest, les soldats de Paris et de la Loire ne parvenaient point à se rejoindre ; Orléans élait repris ; Chanzy résistait avec une splendide énei^ie, mais il était débordé et [e 12 janvier au Mans, après trois jours de résistance acharnée, les Français battaient en retraite. A l'Est, dans Belfort, Denfert tenait encore, mais les troupes envoyées pour le débloquer étaient arrêtées devant la Lizaine ; malgré la bataille de Dijon, les Allemands envahissaient la Franche- Comté ; Bourbaki battait en retraite et ses soldats trouvaient asile en Suisse ; Denfert tenait toujours, envers tout, malgré tout.

C'était la fin; la France était réduite à merci ; elle devait payer rançon.

Cette rançon, c'était l'Alsace-Lorraine.

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