LA CANDIDATURE HOHENZOLLERN
correspondance de Paris, posait à grand fracas la cand ture du prince Uoheozollern, en vantant sa jeunesse, esprit et ses précieuses alliances. On n'en peut douter, '. ticle était inspiré par Bismarck ' ; le jour même où il pa Antoine de Hohenzollern écrivait à son fils Charles : « B< coup et du nouveau, que je ne puis écrire, te sera raci par ton frère' ».
L'article fît sensation h Paris, la presse s'en empara journal La France sonna la cloche d'alarme et le goiive ment impérial s'inquiéta derechef. M. Benedelti, mant Paris, reçut de Napoléon III l'ordre de s'en expliquer « di tement avec M. de Bismarck » ; le bruit courait que les leries ne seraient pas hostiles & la candidature d'un princes Hohenzollern ' ; l'empereur déclara formellemei son ambassadeur « que son pays ne le supporterait pas recommanda simplement !a prudence de langage nécess pour éviter tout conllil.
Benedetti eut audience de Bismarck le 11 mai 186!); de décliner le sujet de conversation, le chancelier féd s'expliqua abondamment sur les motifs qui devaient d^ miner le prince Léopold à refuser « une souveraineté é| mère », et le roi Guillaume à engager son jeune parei rabslention. M. Benedelti remercia, et approuva, mais n point confiance; il avait de la politesse dans la plume écrivit à son ministre cette jolie phrase : « J'incline à cr que M. de Bismarck ne m'a pas exprimé sa pensée entière*. « De la conversation, chaque interlocuteur pou