‹ Bismarck et son tempsChapitre 95 sur 270 · CHAPITRE VIll LA COHSOLIDATION DE L'EHPIBE · texte numérisé non relu

CHAPITRE VIll LA COHSOLIDATION DE L'EHPIBE

g 1. Lb votr db la constitutio». — Le tourbitloD des affaires. — Le Beichstag attemaocl ; lea partis. — Le discours du trône. — Débals de l'adresse : le Centre et le pape ; formation du groupe ultramontain. — La procédure conslitutionnelle. Les droits religieux. Bund ou Reich. Les Polonais. — La constitution impériale. — Le Bundesrath et le palais législatif, — Le régime provisoire de l'Alsace-Lorraine . Discours de Bismarck. — Les milliards français : invalides, morts et grands chefs. — Béceptions parlementaires et clôture de la session. — Le défilé des Iroupes.

§ II. Lb tbaité db Francfort. — Les négociations avec la France et les exigences de Bismarck ; te général de Fabrice. — Les conférences de Bruxelles. — La Commune et ses relations avec les autorités allemandes. — Nouvelles exigences de Bismarck : sa crainte d'une intervention étrangère et ses sourdes menaces.

— Clôture des conférences de Bruxelles. ^ Bismarck, Jute^< Fabre et Pouyer-Quertier à Francfort. Croquemilaine. Les discussions. La jovialité diplomatique de M. Pouyer-Querlier. — Le traité de paix. — Batification par le Reichstag et l'Assemblée Nationale. — Les signatures définitives.

l III. RECOMPENSES ET DisTRACTioss. — Bismapck, prince. — Donation de Friedrichsruh. ~ Installation à Varzin. —Travaux d'été. — Les empiétements de Manteufi'el. Prompt départ de Bismarck.

I IV. Lb8 tbois bhpbbbdrs. — Ménagements de Bismarck envers l'Autriche. — Les propositions de Mcaux : la SainUi Alliance.

— Nouvelles propositions en décembre; réponse de Beust; l'oubli réciproque ; les manifestations fraternelles. — Le tsar et Gortschakoff à Berlin ; nouveaux profits. — Beust et le rapprochement austro^llemand. — Entrevue de Guillaume et Franijois-Joseph. — Voyage de Bismarck. Le séjour de Gaslein. Un temps de détente. — Beust et Bismarck : l'entente austroallemande. — Les fêtes de Salzbourg; Andrassy; retraite de Beust.

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IL n'est point de répit pour lee fondateurs d'Empire : en retrouvant ô Berlin, le 9 mars 187!, sur le quai de la gare, la comtesse de Bismarck et sa fille, le chancelier pouvait espérer quelques jours de repos ; il fut repris dès le lendemain par le tourbillon des affaires ; il l'avait lui-même annoncé, « il ne devançait le quartier général qu'en raison des lourds et impérieux devoirs qui l'atteodaieul dans la patrie' ». Jour après jour, il présidait le Conseil des ministres, recevait des délégations, acceptait des a bourgeoisies d'honneur » — car chaque ville d'Allemagne voulait le compter parmi ses citoyens. Il se préoccupait de l'essor économique de l'Allemagne et calmait le zèle excessif de certains négociants qui eussent voulu imposer par traité à la France des obligations douanières. « Ce serait un attentai ô l'indépendance et ft la souveraineté de cette nation, écrivait-il, et rappellerait le traité de l'Angleterre avec la Chine sur le commerce de l'opium' ». Surtout, il préparait le Iravait du Reichstag, en attendant le retour de son empereur. Le 17 mars, après un voyage triomphal en Allemagne', Guillaume et son lib arrivaient à Berlin, accueillis par les cris enthousiastes d'un peuple fier de la victoire. Les princes avaient agi, le peuple pouvait approuver.

Les élections au premier Reichstag allemand avai^t eu lieu au commencement de mars, sous l'influence du triomphe

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