Noie de la Pravituial Kon-etpondeni, 9 mars 13T
ï. Noie de Bismarck. H mars 1871 . Horsl Kohi. Btnium;;t l^gttttn, I. I, p. US.
3. Stosch. DenimùrdigJreiUn. p. Ui, Ui. Abckeii. fin schlic/itt* i^btti, I», r,26, W7.
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guerrier ol du renouveau germanique. Le parti national libéral, formé en 1S66 par besoin national et soaimsaion à l'homme du jour, comptait 130 à 150 membres ' et constituait le groupe le plus important de l'Assemblée ; on y retrouvait tous ses orateurs, Lasker, Bambei^r, Miquel, Beiinigsen, Unruh, et naturellement, Simson, Président nécessaire du Reichstag ; en plus, quelques recrues du Centre et dii Sud, bouillants d'enthousiasme pangermanique ; malgré son importance, le groupe n'espérait pas jouer un r6le de parti gouvernemental et ne s'attendait pas & déléguer ses représentants au ministère, il connaissait le chancelier et savait que le grand autoritaire se déroberait k toute influence parlementaire : le a libéralisme » de Bismarck ne leur iospirail point confîaQcc^. Les conservateurs comptaient une centaine de membres, divisés en plusieurs groupes, les « purs », très mécontente de leur ancienne idole qu'ils tenaient pour un o renégat h, les modérés, prêts à suivre Biwnarck dans ses souples évolutions'. A gauche, une quarantaine de progressistes maintenaient leurs principes du temps du conflit et persiliaient les perpétuels « compromis » du parti national-libéral ; quatre ou cinq démocrates, dirigés par M. Babel, représentaient des districts manufacturiers et annonçaient la victoire des « nouvelles couches »*. Au centre, enfin, deux partis se préparaient è la lutte ; les Polonais, une doiraaine de protestataires, invoquant pour eux-méme l'idée nationale prèchée en Allemagne ; le centre, composé do 57 députés, élus sur un
1. BiedermanD, ilem l^btn und tin Hliich Zeitgetokichte, t. Il, p. 318 compte, annexes de droile et de gauche comprfses, 150 membres du
3. Uanih. Brinntrumgen, p. 33S, 339. 3. Keudcll. Bitmarck et sa famille, p. 439.
». Sur la composition de ces parils, L. Lefëbure, Bludt «ur t Allemagne nouvelle (IS'Ï), p^ 63et suiv.
SM BISMAIICK
programme d'opposition, tous catholiques, réclamant des lois chrétiennes et un État fédératif; là siégeaient les deux Reichensperger, M*' Ketteler, évéque de Mayence, M. de Savigny, l'aDcien ami du chancelier, Windthorst, enfin, jadis ministre en Hanovre, maintenant le chef de l'opposition ; dans ce groupe, Bismarck trouvera ses adversaires irréductibles du Kulturkampf.
Le 2i mars, l'empereur présida la séance d'ouverture, joyeuse et pompeuse, ef dans son discours entonna un hymne à la paix. Après trois guerres, il était juste de célébrer la paix. « La nouvelle Allemagne, y étail-il dit, sera la sûre garantie de la paix européenne, car elle est assez forte et indépendante pour affermir sa propre organisation comme son hérîtage exclusif, suffisant, pacifique... Le respect que l'Allemagne a de sa propre indépendance, assurera l'indépendance de tous les autres États, faibles ou forts... Après la guerre nationale, qui fut glorieuse, vienne la paix natio' nale, qui ne sera pas moins splendide. Dieu l'assure'. » Et l'on se mit au travail, — pour se combattre.
Dès les débats de l'adresse, les catholiques prirent position. Le projet de la majorité suivait les développements du discours du tréne et rejetait tout désir « d'intervention dans la vie intérieure des autres peuples ». Le centre présenta un contre-projet qui réclamait avec simplicité l'intervention de l'Empire en faveur du pape et pour rétablir son pouvoir temporel ; M. Reichensperger (de Crefeld) et M*' Ketleler développèrent cet ambitieux programme que M. de Bennigsen combattit au nom de l'histoire allemande et de la pensée moderne*. « Nous ne voulons pas, dit-ii, retomber dans la vieille faute, avoir une politique germano-italienne ou ger-