‹ Blaise de Monluc HistorienChapitre 100 sur 533 · Captivité, p · texte numérisé non relu

Captivité, p

6. L'anecdote a disparu des histoires depuis Sismondi. Elle était déjà avant lui passée dans la littérature. Népomucène Lemercier l’avait mise en vers dans

sa Panhypocrisiade :

Lâche-moi cet anneau... mordieu! comme il résiste! Avec un doigt de moins un mort n’est pas plus trisle.., La Panhypocrisiade, chant IV, Paris, 1849, p. 82.

la responsabilité de l’auteur des Commentaires et de noter, en premier lieu, qu’il n'a jamais écrit que Samt-Pol se sauva; en second lieu, que les documents concordent avec ce qu'il dit de la gravité de ses blessures

Les détails qui suivent sur l’état lamentable des vaincus de Pavie revenant en France sont amplement justifiés par les lettres de la régente Louise de Savoie et du duc de Vendôme, qui exposent les mesures à prendre pour héberger ces « pouvres gens de guerre, tant de pyé que de cheval, qui venoient du camp presque tous en chemise », «en grande pouvreté et misère, sans denier ni maille »*. Plus heureux que les camarades, Monluc retrouva ses dinde chevaux et ses armes ainsi que quelques accoutrements D avait laissés à la Redorte, « en Languedoc, près Lesignan »3. C’est à Castres qu’eut lieu, le 21 juillet 1525, la montre, dont il parle, de la compagnie de Lescun, lorsqu'elle fut divisée en trois parties : quarante lances furent attribuées à M. de Lignac, qui en était lieutenant; cinquante furent données à M. de Negrepelisse, qui les avait déjà reçues par don daté de Lyon, 16 mai 1525; enfin dix lances furent données au capitaine Bonneval pour augmenter l'effectif de sa compagnie. Monluc s’est trompé sur un nom : il a substitué le capitaine Carbon au capitaine Bonneval6. Il oublie aussi de dire qu'il fit désormais

1. ÇAu regard du comte de Saint-Pol, il ne se pourra jamais ayder, à cause des playes qu’il eult à la journée, dont il est du tout impotent, » Avis donné en Angleterre de ce qui se passait en France pendant la captivité du roi (Captivilé, p. 373). Un mandement au trésorier de l'épargne, daté de la Fère, 26 juillet 1529, ordonne de payer au comte de Saint-Pol 1,000 CUS pour son entretien et celui de ses compagnons de captivité, prisonniers 4 Espagnols au château de Milan (B. N., Pièces orig., Saint-Pol, vol. 2773, p. 22. — Cf. Catalogque, VI, n0 19,827).

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