Guicnarniw, trad. Chomedey, fo 3938 vo
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5. « Terrebant Caesarianos tardabantque ipsa tormenta Gallicis et Venetis triremibus in adversum litus emissa. » Moxzuc : « Ceste galère commença à tirer force coupz de canon, dont me thuarent deux hommes de ma trouppe... car tous les boulletz vennoinct là où j’estois, tant de ceste galère que des aultres, lesquelles firent le mesme... »
bras le comte de Candale et qui causa sa mort quelques jours après; il insiste sur les renforts envoyés par Lautrec et que commandait Valerio Orsino? ; enfin, il est d’accord avec Monluc pour noter que la venue du prince de Navarre fut sans avantage appréciable pour les Français. Le récit de Paul Jove a été adopté sans aucun changement par deux historiens napolitains, Gregorio Rosso qui l’a résumé, Leonardo Santoro da Caserta qui l’a à peu près traduit*. Le récit de du Bellay est beaucoup plus vague et moins exact que ceux de Guichardin, de Jove et de Monluc : il place la descente du prince de Navarre à Nola, fait du comte de Candale le principal chef des Français et imagine que la troupe envoyée par Lautrec à Nola fut surprise au retour en passant devant Naples. Du Bellay concorde, du reste, avec Monluc et Paul Jove en ce qui concerne la prise d’Ugo Pepoli et de Candale et la mort de ce dernier *. L’historien des princes d'Orange, Joseph de la Pise, a fabriqué, à l’aide de Guichardin, de Paul Jove et de du Bellay, un récit assez fantaisiste : il y attribue tout le succès des Impériaux à Philibert de Châlon qui, dit formellement Lope de Soria, était à ce moment malade. La narration des Commentaires, touffue, mal ordonnée, cou-
1. € Candalius... glande humerum trajicitur... Hi tres postea aequa permutatione cum Ugone atque Candalio, vel tum ex vulnere moribundo, utrinque restituti sunt, » Moxzuc : & Le conte Hugues fust prins prisonnier et monsieur de Candalle aussi, estant blessé d’une harcquebusade en ung bras. Trois Jours après les ennemis le renvoyarent à monsieur de Lautrec, voyans qu'il s’en alloict mourir, comme de faict trespassa l’endemain qu'il feust appourté au camp... »
2. Monluc dit vaguement : « Nous fusmes suyvis des troupes que le seigneur marcquis envoyoit. »
3. Paurx Jovir Fistor. sut temporis lib. XX VI, Paris, Vascosan, 1560, II, fo »4 C-H.
4. LronarDo Saxroro pa Casenra, Der successi del sacco di Roma e querra del regno di Napoli sotto Lotrech, publié par Seipione Volpicella, 1858, PP: 97-98. — GreGorio Rosso, Historia delle cose di Napoli solto l’imperio di Carlo Quinto cominciando dall anno 1526 per insino all anno 1537, scrilta per modo di giornali, 1635, p. 35.