‹ Blaise de Monluc HistorienChapitre 115 sur 533 · Tavannes, coll. Petitot, XXIII · texte numérisé non relu

Tavannes, coll. Petitot, XXIII

>, Léonce PinGauD, Les Saul.x-Tavannes, 1876, p. 4.

3. Boucue, L'Histoire chronologique de Provence, 1664, IE, 586. — Rurrti, Histoire de la ville de Marseille, 2e éd., 1696, [, 329-330. — Gaurminr, dans son Æistoire de Provence, 1723, 1, 454, ne s’est pas servi de Monluc.

HUBN., fr. 5072, fo 2or vo,

5. Villandry à M. de Humières, Valence, 29 août : € Vous aurez bien sceu comme l'Empereur a esté visiter Marseille et comme il a esté salué de Coups de canon, dont les brisées sont demourées auprès de sa personne. » (B. N., Clairamb., 335, fo 282, copie.)

leur chef, Adolphe de Horn‘. L’expédition du moulin d’Auriol se place donc dans les derniers jours d'août. Voici, du reste, en quels termes le grand-maître en informait, le > septembre, M. de Humières : « Ayant ces jours icy entendu qu’ils avoient relevé quelques moulins de la Durance et à deux lieues de leur dict camp, lesquels auparavant j’avois fait demolir, je y envoyay bon nombre de gens de cheval et de pied qui les ont derechef demolis et bruslez entièrement, outre cela mis en pièces cent ou six vingt Espagnols qui les gardoïient, qui leur est une grande deffaveur, car attendeu qu'ils ne pouvoient avoir des farines que par là, et maintenant regardez qu'ils peuvent faire, leur ayant fait cesser ce moyen...® » Au lendemain de laffaire, Montmorency ne s’exprimait pas autrement que Monluc dans son livre. Il ne nommait, d’ailleurs, personne; l'exploit restait anonyme. Barbezieux avait négligé de transmettre les noms des capitaines et il ne présenta pas Monluc au roi lorsque le mercredi 20 septembre celui-ci fit son entrée dans Marseille. Ce que les Commentaires disent sur ce point est très vraisemblable. L’incapable Barbezieux se souciait plus alors de ménager sa faveur compromise et de masquer aux yeux du roi son impéritie que de faire valoir le mérite d’obscurs soldats 5.

Le récit du siège de Marseille et de l’invasion de la Provence se termine par quelques mots sur la famine et la dysenterie qui régnaient dans l’armée de Charles-Quint. Monluc parle du blé « pisté à la turque » que l’on y était réduit à employer : le pain qu'on en faisait excitait la curiosité et la risée dans le camp français; Montmorency en envoyait un spécimen au cardinal du Bellay. Les historiens sont d'accord avec Monluc sur ce point; Arena et Paul Jove, en particulier, parlent des raisins qui mirent l’armée impériale « en ung si grand dezordre de

1. Gaurrii, [, 453, — Sur Christophe Guasco au siège de Marseille, voir deux lettres de François Ier à M, de Humières, 24 et 25 juillet (B. N., Clairamb., 339, Fos 210-211), et un document analysé dans le Catalogue, VII, n° 28016.

2. Montmorency à M. de Humières, du camp, 2 septembre (B. N., Clairamb., 73, 0 144, orig.; 335, fo 287, copie).

3. Voir sur la conduite de Barbezieux pendant le siège les jugements sévères de Valbelle dans son Journal.

4. Montmorency au cardinal du Bellay, 31 août (cité par Decrur, 1, 279). — Le même à M, de Humières, 2 septembre,

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