‹ Blaise de Monluc HistorienChapitre 128 sur 533 · Secre, Carlo IT di Savoia……., pp · texte numérisé non relu

Secre, Carlo IT di Savoia……., pp

L'ESCARMOUCHE D'ANDESENO (9 JUILLET 1543). 137

son inaction : il s'empara de Chivasso, sur le Pô, menaçant Crescentino et Vercelli, où le duc de Savoie déborde Charles IT avait établi sa résidence '; puis il occupa tout le e pays sur la rive droite de la Dora Baltea, à l'exception de Volpiano, incendiant San Giorgio Canavese et, de l’autre côté du Pô, San Raffaele, dans le Monferrat *. Ces démonstrations avaient pour effet d’immobiliser en Piémont les forces de del Vasto et de Pempêcher de secourir Nice menacé par l’armée du comte d’Anguien, par la flotte du baron de La Garde et par celle de Barberousse 3. En juillet, les Impériaux, à leur tour, reprirent l'offensive : Pirro Colonna, parti de Chieri avec trois mille hommes de Ho Espagnols, Allemands et Italiens, et avec de l'artillerie pour surprendre Andeseno, rencontra le g les Français, qui s'étaient portés de Carignan au secours de cette place. Une vive escarmouche s'engagea; le résultat fut indécis, les pertes égales des deux côtés. Les Impériaux se retirèrent sur Chieri et les Français sur Riva di Chieri, puis sur Carignan. Le 14, Pirro Colonna, renforcé de lPinfanterie italienne de Ludovico Vistarino, qui se trouvait sur la rive gauche du Pô et qui avait franchi le fleuve en hâte entre Crescentino et Verrua, reparut à la tête de sept mille fantassins et de quatre à cinq cents chevaux devant Andeseno, battit le château, que défendaient quatorze cents Gascons, donna lassaut et, le 16, emporta la place qui fut brûlée, sans que de Carignan elle eût reçu aucun secours’. Monluc avait assisté au combat du 9 juillet : il s’en est souvenu après coup et, dans une addition à la première rédaction, qui sert de en au livre IT des Commentaires, il a parlé de cette escarmouche € d’Andezan, qui feust, dit-il, la plus forte et la plus grande escaramoche que je me trouvoy jamais; car c’estoinet tous les gens de pied des deux camps, entre lesquelz je n’avois que trente quatre soldatz de ma compaignie, pource que j’estois en garnison à Savillan, et

1. Arch. d’État de Mantoue, Vespasiano Bobba aux régents de Mantoue, Milan, 195 juin 1543.

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