‹ Blaise de Monluc HistorienChapitre 141 sur 533 · MONLUCG FUT-IL ENVOYÉ A LA COUR · texte numérisé non relu

MONLUCG FUT-IL ENVOYÉ A LA COUR

début de mars !

. Ils étaient commandés par Alisprando Madruzzo. Il est donc vraisemblable qu’à la fin de ce mois le comte d’Anguien ait, comme le disent les Commentaires, averti le roi de cette arrivée. Les lettres de Bernardo Tasso, secrétaire du prince de Salerne, confirment l'envoi du renfort amené de Naples”. L’allusion au traité du rr février 1543, signé par Henri VIIL et Charles-Quint et sur lequel Monluc revient plus loin, n’est pas moins exacte. Quant à l'envoi de Monlue, il m'a été impossible de retrouver un seul document qui le confirme. On sait qu'entre la disgrâce du connétable et l’avènement de Henri II, l’ensemble des papiers d’État français ne s’est pas conservé. Ribier constatait déjà cette énorme lacune. Les rares documents isolés que contiennent, pour cette période de 1541 à 1547, les volumes du fonds français de la Bibliothèque Nationale sont presque tous sans date d'année. Je n’en ai trouvé aucun dont j'aie pu faire mon profit pour la campagne de Cérisoles. Le Catalogue des actes de François [°", si riche en documents de toute sorte, ne m'a pas fourni le mandement au trésorier de l'épargne qui aurait pu établir la remise à Monluc de quelque somme d'argent destinée à le défrayer de son voyage. Paillard a fouillé aux archives générales du royaume de Belgique le fonds des papiers d'État et de l'Audience; il en a tiré trois documents, dont un seul français : c’est la copie d’un billet du comte d’'Anguien au roi annonçant sa victoire *. J’ai recherché s’il se trouvait à Bruxelles d’autres documents : non seulement il n’en existe pas, mais ceux qu'avait transcrits Paillard ont disparu + Pour comble de disgräce, les copies des dépèches adressées au sénat de Venise par les ambassadeurs de la République que possède la Bibliothèque Nauonale présentent

1. Cesare Nobili, Ferrare, 13 mars (cit. par SeGre, Carlo 11.., p. 186, n. 8).

>. Lettere di M. Bernardo Tasso, in Venetia, appresso Giacomo Cornetti, MDLXXXV. Ces lettres ne sont malheureusement pas datées. — Sur Ferrante ou Fernando di San Severino, dernier prince de Salerne, voir E. Picor, Les Ilaliens en France au seizième siècle, pp. 15-16.

Page 1