‹ Blaise de Monluc HistorienChapitre 145 sur 533 · L'APRÈS-MIDI DU DIMANCHE 13 AVRIL · texte numérisé non relu

L'APRÈS-MIDI DU DIMANCHE 13 AVRIL

vement vers Sommariva. Ils occupèrent d’abord sur la route la petite place de Cérisoles, où le marquis mit deux cents arquebusiers. Les colonnes d'infanterie avançaient lentement, protégées sur le flanc droit par la cavalerie que del Vasto conduisait en personne. Le comte d'Anguien, à Carmagnola, ne fut prévenu de la marche des ennemis qu'assez tard, vers midi, dit du Bellay', à deux heures après midi, dit une relation anonyme contemporaine”, et d’une façon assez vague : on ignorait si les Impériaux se dirigeaient vers Racconigi, Sommariva ou Villastellone. On donna l’ordre aussitôt de faire sortir toute l’armée hors des lignes et de la place. Mais avant de la mettre en mouvement, le jeune général réunit les plus vieux capitaines, Bouuères, Taix, Termes, d’Ossun, Monneins, Martin du Bellay, Antoine de Bouliers, s' de Centallo, Carlo Vagnone, s' de Dros, Ludovic de Birague, et leur demanda « s'ils étoient d’advis de mener le camp droit à eulx et de leur donner bataille ». La majorité conclut qu'il était plus prudent d'envoyer seulement la cavalerie en reconnaissance. Le comte d’Anguien part donc, emmenant les chevau-légers, une partie des Suisses, un millier d’ar-

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