Secre, Carlo II di Savoia.…., p
6. Le 8 août, le comte d’Anguien signait avec del Vasto une trêve de trente jours, en attendant la paix qui fut conclue à Crépy le 18 septembre.
qu’elle priva le général de Charles-Quint chargé d’envahir la France, D. Ferrante de Gonzague, du renfort précieux des lansquenets. L'Empereur dut regretter leur absence durant le long mois que son armée passa à assiéger Saint-Dizier.
A peine arrivé en Piémont avec sa nouvelle levée, Monluc dut en repartir. Le roi rappelait en France toutes les vieilles bandes de Taix et les Italiens pour faire face à linvasion. L'agent florentin Christiano Pagni annonçait ce rappel le 26 juillet”. Trois jours avant, il écrivait que Pirro Colonna, l'héroïque défenseur de Carignan, qui s'était engagé par la capitulation à rester prisonnier huit mois en France, s’apprêtait à prendre la poste pour se rendre à la cour avec un sauf-conduit du comte d’Anguien?. Ces deux dépêches permettent de dater le retour définitif de Monluc, qui dit que, précédant les bandes pour préparer les étapes, il rencontra à Avigliana, sur la route de Suse, Pirro Colonna, qu’accompagnait le capitaine Renouard. C’est là qu'ils eurent ensemble une conversation sur la rupture du pont de Carignan, que Monluc à reproduite dans le dessein de se faire valoir d’abord et d’en ürer ensuite une leçon à l'usage des capitaines. Les bandes de Taix rejoignirent vers le 20 août l’armée du dauphin et du duc d'Orléans qui, concentrée au camp de Jaallons, surveilla sans bouger la marche victorieuse de Charles-Quint sur la rive droite de la Marne, de Saint-Dizier à Épernay et à Château-Thierry *. Monluc resta en arrière : tombé malade à Troyes, il ne prit aucune part aux mouvements de l’armée, lorsque, quittant le camp de Jaallons, au début de septembre, elle se replia sur la Ferté-sous-Jouarre et Meaux pour couvrir Paris. Le manque de vivres, la crainte de voir ses troupes
1. Îl ne resta en Piémont que quatre mille Suisses et cinq cents cavaliers. Les Italiens, n'ayant pas reçu de solde, essayèrent de déserter ; mais les Gascons les poussaient devant eux «a guisa di pecore ». (Négoc. de la Fr. av. la Tosce., LEA)