‹ Blaise de Monluc HistorienChapitre 172 sur 533 · Boyvin pu Viccars, XXVIII · texte numérisé non relu

Boyvin pu Viccars, XXVIII

2. Id., 4o7-hog. — Voir aussi une lettre de Brissac à Maugiron, Turin, 31 mai 1551, qui confirme ce que dit Boyvin de l'occupation préventive de Poirino. (Bull. du Com. des trav. hist., 1893, pp. 20-21.)

3. A la veille de rouvrir les hostilités, Henri Il envoyait, à titre d’encouragement, un témoignage de sa satisfaction à ses capitaines de Piémont. Monluc est cité, à côté de Vassé, du comte de Bene, d’Ossun, de Ligondès, de la Mothe-Gondrin, de Ludovic de Birague, de Gordes, de Centallo, dans la lettre de félicitations que M. de Contay emporta le 17 juin pour Brissac. (B. N., Clairamb., 344, f0 171, copie.)

4. Instruction à M. de Contay, 20 août (B. N., Clairamb., 344, fo DTO% copie).

5. Ces trois attaques sont mentionnées dans Gosezuni, Compendio della querra di Parma et del Piemonte (Miscel. di stor. ital., XVII, 179-180). Le panégyriste de D. Ferrante ne donne pas de détails.

6. Mioco : « Anno predicto et 3 septembris, Galli vi et insidiose treugam inverecondi violando, opidum Sancti Damiani, comitatus Astensis, noctu scallis menibus appositis capiunt, Hispanis fugatis. » (p. 190.)

nison, composée seulement de quinze à seize soldats, permit à Vassé de surprendre facilement la ville et d’emporter le château au premier coup de canon’. Pour l’entreprise de Cherasco, tentée la même nuit, deux documents originaux, Boyvin et Miolo, sont d'accord avec Monluc pour constater qu'elle « ne succéda poinct comme les aultres deux » ?. L’escalade, furieusement donnée, fut « bien deffendue », disent Monluc et Boyvin, qui ne s'entendent pas, en revanche, sur le nom du capitaine qui dirigea l’entreprise. D’après les Commentaires, ce fut d’Ossun, qu'accompagnèrent le baron de Chepy et « M. de Cental »; d’après Boyvin, ce fut M. de Gordes, gouverneur de Mondovi, assisté du comte de Bene et du vicomte de Gourdon. Lequel des deux a raison ? Cest Boyvin. D’Ossun était à ce moment gouverneur de Turin : ilest peu vraisemblable que Brissac l'ait envoyé prendre Cherasco ; il est plus naturel de penser, comme le dit Boyvin, qu'il prit part à la prise de Chieri *. Le gouverneur de Mondovi, le comte de Bene, Giovanni Ludovico Costa, partisan dévoué de la France, et le vicomte de Gourdon, qu’une lettre de Brissac au roi du 1° février 1551 mentionne comme gouverneur de Savigliano +, étaient, au contraire, à portée pour marcher contre Cherasco. Monluc à brouillé, par une curieuse défaillance de mémoire, deux faits très semblables. En août 1542, au moment où Guillaume du Bellay, alors gouverneur du Piémont, essayait péniblement de prendre l'offensive contre del Vasto, il décida de « dresser », comme Brissac en 1551, trois entreprises et d’envoyer trois colonnes, l’une vers Alba, la seconde vers Coni, la troisième vers Cherasco. Celle-ci fut confiée à d’Ossun et à An-

1. Boyvix pu Virrars, XXVIIL, 416, 422-423. La date donnée par Boyvin (4 septembre) est inexacte.

>. Avis de diverses places, Mantoue, 6 septembre (State papers, foreign, Edward VI, n0 444). — L'évèque d'Arras à Simon Renard, Augsbourg, 14 septembre (Pap. d'Et. de Granvelle, NL, 453). — Boyvix pu Vizzars, pp. 424-425. — Mioco : « Eadem quidem nocte Claraschum dolose invadere tentaverunt ; sed intorsis Hispanis contra pugnantibus Galli cessi illinc recessere. » (p. 190.)

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