ALBizz, Vita di Piero Strossi, pp
3. Henri Il énumère ces secours dans une lettre à Brissac du 31 mai 1551 : « C’est assavoir au duc Horace de cent chevaulx legiers, à Sypierre de cent autres, à Corneille Zobir, son lieutenant, de cent, au conte de Fontevala de cent, au conte Ottavio Dattienne de cinquante, au conte Collatin d’autres cinquante et au conte Thersile d’autres cinquante; et quant aux gens de pied, le
LA (@ RUPTURE » DE SEPTEMBRE 1DD1. 19i
Brissac pour faire passer à Parme les cinq vieilles bandes italiennes qui tenaient garnison en Piémont '; ni des mesures qu'il prit pour se garder d’une attaque des Impériaux et pour préparer, en même temps, son offensive”. Boyvin du Villars cite Monluc parmi les capitaines qui prirent part au conseil convoqué par Brissac à Turin pour aviser aux moyens de faire passer à Parme les bandes de Strozzi, et il nous apprend qu’il avait dès ce moment le titre de mestre de camp.
La « rupture » en Piémont, préparée de longue main, décidée le 20 août par le roit, fut consommée par trois entreprises simultanées, dans la nuit du 2 au 3 septembre 1551. Brissac avait décidé d'enlever à la fois, en trois coups de main, aux Impériaux, Chieri, San Damiano et Cherasco 5. L'opération était hardie et belle : Monluc n’a eu garde de l’omettre, pour l'instruction des capitaines à venir. Il prit part à l'attaque de Chieri; il a raconté les deux autres par ouï-dire. Son récit de la surprise par escalade de San Damiano par Vassé, «entre la poinete du jour et le soleil levant », est confirmé par Boyvin et Miolof. Boyvin est plus complet et explique mieux comment la faiblesse de la gar-
s' Pierre Strossy a charge de croitre ces cinq vielles bendes et les faire chacunes de quatre cens hommes, qui seront deux mil, et s’il veoict qu’il feust besoin d’en faire deux autres mil, compris les bendes que doict amener le st Aurelio Fregouze, il y emploira les autres cappitaines mes serviteurs qui sont par delà. » (Bibl, de Carpentras, ms. 490, Lettres et instructions de 1550, #0 198 ro.)