‹ Blaise de Monluc HistorienChapitre 180 sur 533 · Brissac au roi, Turin, 25 novembre · texte numérisé non relu

Brissac au roi, Turin, 25 novembre

4. Francesco d’Este au duc de Savoie, » décembre. (Cité par Secre, Appunti di storia sabauda, dans les Rendiconti della R. Accademia dei Lincet, 1903, p. 38, note 1.) | re

5. Gronaca d'Usseglio, publ. par Crsrant, Memorte storiche, Turin, 1868, pp. 155-196.

6. Brissac au roi, Lanzo, « sur la fin d'octobre ou premier novembre 1551 ».

(Bibl. de Carpentras, ms. 490, fes 149 vo-190 ro.)

heures de batterie seulement '. Le 5 décembre, Peter Vannes, ambassadeur anglais à Venise, annonçait la prise de Lanzo au conseil privé d'Edouard VI”.

Monluc et Boyvin ont donné de ce fait deux récits fort différents, que les historiens ont utilisés sans pouvoir les accorder *. Les documents connus permettent d’en faire, sur certains points, la critique. Le récit de Boyvin est très suspect; il contient des précisions minutieuses, qui ont le tort d’être autant d'erreurs. Boyvin place, en effet, le siège de Lanzo en janvier 1552; il dit que Brissac quitta Chieri le 18, arriva le 20 devant la place, que la batterie commença le 21, dura le 22, qu’on ouvrit la brèche le 23, et il donne le texte de la capitulation, signé Vimercat, Monbazin, Provane, Boyvin, avec la date du 28 janvier. Tout cela est arrangé, sinon complètement fabriqué. On a reproché sans raison à Monluc d’avoir commis la même erreur de date que Boyvin; plus vague et, en somme, plus exact, il s’est borné À dire que l’entreprise eut lieu « au bout de quelques jours que les princes furent arrivés »*. En second lieu, Boyvin raconte comment, le maréchal ayant reconnu la place et l'ayant trouvée plus malaisée à prendre qu'il ne pensait, son frère Artus de Cossé, seigneur de Gonnort, eut l’idée de hisser à bras deux pièces d’artillerie surune plate-forme «qui regardoit quelque peu par courtine lendroict qu'on vouloit battre », et y parvint le

1. Arch. d'État de Mantoue, Annibale Litolfi, Casale, rer décembre. — Cette dépêche nous apprend que Giacomo Provana di Leyni (voir, sur ce personnage, SEGRE, Un gentiluomo piemontese della prima metà del secolo XVI, Giacomo Provana di Leyni, dans le Giornale Liqustico, 1897, fase. 1 et 2), était le beau-père de Vespasiano Bobba, l'agent mantouan qui suivait del Vasto en 1543-1544. D’après Gosezuinti (p. 189), il s’excusa sur l'impossibilité où il était, faute d'argent, d'entretenir la garnison.

Page 1