LA SURPRISE DE LANZO (FIN NOV
désir de le voir tenter quelque nouvelle entreprise. Le maréchal songea d’abord à aller assaillir Busca, près de Coni ; puis, craignant avec raison que la place fût facilement secourue et qu'un insuccès de ce côté amenât l'invasion du marquisat de Saluces qu'il redoutait, il décida d’aller surprendre Lanzo, dans la vallée supérieure de la Stura, au nord-ouest de Turin. Le lieu était très fort, mais isolé au milieu des possessions françaises; les Impérlaux, pour le secourir, étaient obligés de franchir le P6, la Dora Baltea et l'Orco, opérations trop longues pour qu'ils pussent arriver à temps". Le calcul de Brissac était juste, son plan excellent, D. Ferrante ne crut pas à la possibilité d’une entreprise aussi hardie, en une pareille saison; quand il en fut informé, 1l se rendit compte qu'il lui serait difficile de secourir Lanzo *. Le 24 novembre au matin, l'infanterie de Bonnivet quitta Turin, escortant lartillerie que le maréchal faisait partir en avant; le lendemain, Brissac et les princes montèrent à cheval, emmenant la cavalerie ?, D. Ferrante, à cette nouvelle, partit d’Asti pour Casale, sur le Pô, et envoya en hâte D. Francesco d’Este au secours de la place. Il était trop tard. Le 28, Brissac attaquait le château par Pouest*. Le 29 ou le 30, Giacomo Provana, castellan de Lanzo, capitulait et Brissac envoyait au roi Bricquemault pour lui porter la nouvelle de ce brillant succès, qui fut connu le 30 à Casale. La place n'avait pas fait la résistance que D. Ferrante espérait; elle s'était rendue après cinq
et son capitaine des gardes Monthazin. (Brissac au roi, Chieri, 6 septembre, et Turin, 25 novembre. Bibl. de Carpentras, ms. 490, fs 138 ro et 148 vo.)
1. Brissac au roi et au connétable, Turin, 25 novembre. (/b1d., {os 148 vo- 149 vo.)
>. Arch. d’État de Mantoue, Annibale Litolfi, Casale; 30 novembre : € Hora poco accade, se non che Francesi sono tutta via sopra l’Anz, ma si discorse che poco potrà l’artigliaria in queste nebbie tanto oscure, et fra tanto la nostra fanteria et cavalleria havrà tempo di andare innanzi, ancorchè si tenga per difficile il soccorso di quel Jlaogo, essendo nelle viscere di Francesi. »