Id., Annibale Litolfi, Milan, 11 août
5. Brissac à Maugiron, Carmagnola, 17 août. Busca fut battu « depuis trois heures de nuict jusques à deux de jour seulement ». (Bull. du Com. des trav. histor., 1893, p. 22.) Litolfi donne des renseignements contradictoires sur le siège dans ses dépèches datées de Milan, 14 et 15 août.
6. Arch. d'État de Mantoue, Annibale Litolfi, Milan, 18 et 23 août.
7. Brissac au roi, Chieri, 23 septembre (Bibl. de Carpentras, ms. 490, fos 186 vo- 188 ro).
8. Arch. d'État de Mantoue, Annibale Litolfi, Milan, 26 août.
9. Brissac au roi, 23 septembre : « Au regard de Vulpian et de l’assaillir par force, vous avez veu ce que je vous ay escript du grand equippaige qu'il y fauldroit, où 1l ne va pas moins de cinq à six centz paires de bœufz, ung nom-
BRISSAC DANS LE CANAVESE (SEPT. 1002). 207 Aussi, laissant Cesare Maggi ravitailler Volpiano, se borna-t-il à compléter la conquête, commencée par Bonnivet, du pays situé entre la Dora et Turin, en occupant sans effort les châteaux de la vallée supérieure de lOrco, Valperga, Ponte-Canavese; les tours de Ferrande et de Tellar lui furent remises gracieusement pour les comtes de Valperga. Il ne rencontra de résistance que devant San Martino, château qui commandait tout le pays entre l’Orco et la Dora; quinze où vingt coups de canon en eurent raison; Bonnivet fit pendre six ou sept hommes de la garnisOD, « dont ceux des autres places ont esté tellement intimidez qu’ilz ne se sont point voulu faire batre » *. Monluc à simplement noté ces faits, que l’on retrouve plus développés chez les autres historiens *. Parmi les noms de châteaux qu'il cite, il en est un — Casteltelle — qui est évidemment défiguré; il s’agit peut-être de Castellamonte, entre Cuorgne et San Martino.
Dans sa lettre au roi du 23 septembre, Brissac annonçait qu'il se disposait à fortüifier San Martino « le mieux, le plus diligemment et à la moindre despence qu'il sera possible ». Monluc note qu'il travailla à cette fortüification, dont Boyvin dit qu’elle fut faite en moins de trois semaines et que décrit minutieusement Gosellini*. Il pique ici un détail, dont il avoue n'être pas bien sûr : « Et cuyde que le sieur dom Ferrandou estoit malade pour lors. » Sa mémoire ne la pas trompé; le biographe de D. Ferrante lui fait dire qu'il était alors en danger de mort à
bre presque infini de pionniers, vingt pièces de grosse artillerie et des pouldres et bouletz plus que je n’en sçaurois assembler pour ung tel effort sans entièrement despourveoir voz places. » (Bibl. de Carpentras, ms. 490, fo 187 ro.)
1. Brissac au roi, 23 septembre. — Cette lettre confirme Moro : « De eo tempore Galli capiunt arcem Sancti Martini in Canapicio, intrusos laqueo pen dunt. Anno eodem et 12 settembris, Galli capiunt castra Valpergie, Pontis et alia multa loca Canapicii. Et Ponti inexpugnabilem faciunt turrim Tellere. Turrim vero Ferrande continguam demoliuntur. » (p. 196.)
2. Boyvix pu Viczars, XXIX, 145. — Gosezuni, Compendio (Miscel. di stor. ital., XVII, 234). — Luca Corne, Historia de’ fatti di Cesare Maggt, fo 198 ro.
3. Bovvin bu Vizzars, XXIX, 146. — Gosecrini : Ç Era questo luogo posto sopra d’un monte; da tre lati egli guardava in un profondo grandissimo, da quarto havea solamente un sentiere stretto di forse otto piedi, il quale per una ascesa assai sconcia menava al fronte. Il forte era fatto a la moderna et benissimo inteso, et battuto da l’artiglieria non si poteva dargli l’assalto. »
Milan‘. Ces souvenirs rapidement évoqués constituent simplement l’amorce d’un nouveau récit : comment Ceva étant menacé par les Impériaux, Brissac en retira l'artillerie qui y avait été laissée.
«Or monsieur de Vassay et monsieur de Gordes avoient prins Seve… » Miolo place le fait le r°" octobre *. D. Ferrante, à la nouvelle de ce coup de main, qui mettait les Français en possession d’une place des plus importantes de la région montagneuse des Langhe, où jusque-là ils avaient en vain tenté de pénétrer, se décida à une action énergique : il concentra ses troupes à Alba et mit en marche, le 6, d'Alexandrie, par Felizzano, vers Asti, un corps d’Allemands du bâtard de Bavière qu’il destinait à la reprise de Ceva. De son côté, Brissac, jugeant qu'il ne lui serait pas possible avec ses forces de conserver la place, voulut au moins sauver l'artillerie qui s’y trouvait et que le mauvais temps avait empêché Gordes et Vassé d’évacuer sur Mondovt. Il fallait pour cela lutter de vitesse avec les Impériaux et arriver avant eux à Ceva. Sans attendre Bonnivet, Ludovic de Birague et la cavalerie, qui étaient encore sur la rive gauche du Pô, vers Chivasso et San Martino, il se mit en marche avec sept enseignes de Suisses, quatre de Français et les compagnies d’Aubigny, La Fayette et Chavigny. Le 8, après une étape gênée par une pluie torrentelle, il arrivait à Mondovi*. Là, ayant appris que les Impériaux passaient le Tanaro, il détacha Vassé avec sa compagnie et trois enseignes de gens de pied de la garnison de Mondovi pour aller, le soir même, loger dans Ceva. Le lendemain matin, il l'y rejoignit. La garnison de Ceva était composée de cinq enseignes françaises et de deux italiennes et de la compagnie de chevaulégers du sieur de Chaumont. Les forces de Brissac réunies étaient légèrement supérieures à celles des Impériaux, qui n'avaient que treize enseignes d’Espagnols et de lansquenets et environ quatre cents chevaux, le tout logé à un mille de Ceva, dans un village séparé du pied de la montagne par un petit pont. Arrivé dans la ville, Brissac envoya en reconnaissance les che-
1. Gosecrini : € Essendo 10 gravato a morte a Milano, » (p. 234.)
2. Mio : «Jullio Cesare Pallavicino illich pro duce Sabaudie gubernante. » (p. 196.)
3. Arch. d'État de Mantoue, Annibale Litolfi, Alexandrie, 6 octobre,
4. Mioco dit qu’il passa le 7 à Vottignasco, entre Savigliano et Centallo