‹ Blaise de Monluc HistorienChapitre 223 sur 533 · MONLUC MALADE A LA MORT · texte numérisé non relu

MONLUC MALADE A LA MORT

impossible ‘..... » La « défense » proprement dite commença.

Le récit de Monluc présente ici une lacune assez considérable, du 7 août au 18 septembre. On n’y trouve qu’une indication vague et inexacte sur le ravitaillément de la ville. Il ne semble pas, d’après Sozzini, qu'il y entra, aussi facilement que l’assurent les Commentaires, des vaches et des buffles « par l’espace de six semaines » ?. La lacune s'explique, d’ailleurs : Monluc était de plus en plus malade et, comme il le dit lui-même, on n’attendait que sa mort. Sozzini écrit, à la date du 10 septembre, que les médecins ont opiné que monseigneur de Monluc était pour passer de cette vie en l’autre dans trois jours 3, et le 26, Breton- Villandry, dans une longue lettre au roi pleine d'importants détails sur les dispositions du pape à l'égard de Sienne, disait : « Monsieur le mareschal Strossy me dist que si on pouvoit recouvrer le sieur de Fourquevaulx, dont on estoit en quelzques termes *, 1l estime qu’il est fort à propos pour demeurer dedans ledit Sienne, et qu'il satisferoit à la charge de monsieur de Montluc, duquel on n’attendoit que la mort, et à celle de la police. » C’est donc dans Sozzini qu'il faut chercher des renseignements sur ces six semaines marquées par l’exode d'une partie de la population et par les premières mesures pour la réduction des vivres.

Le récit des Commentaires reprend à l’arrivée de Pietro Strozzi à Sienne (18 septembre). Le blocus du marquis, la maladie du gouverneur, la diminution croissante des vivres avaient vite jeté les mobiles Siennois dans le désarroi et le découragement. Au lendemain du désastre de Marciano, ils ne parlaient que « de garder leur liberté et Pamitié qu'ils avaient promise et jurée » au roi de France. Au bout d’un mois de résistance, € à cause des mauvais offices que avoient faict les magistratz, la part im-

Page 1