Sozzini, pp
perialle se y resveilloit bien fort » ! et l'on parlait de se rendre. C’est pour rétablir dans cette ville désemparée l'autorité, le bon ordre et la concorde compromis que Strozzi, après avoir formé un convoi de vivres, partit le 17 de Montalcino. Il était accompagné du successeur de Lanssac à Rome, Odet de Selve”, et de l’archevêque de Sienne, Francesco Bandini, qui avait été l’un des premiers à donner, le 6 août, le signal de la panique et à quitter la ville avec ses bagages, au grand scandale de ses ouailles *. Strozzi emmenait six enseignes de gens de pied et trois compagnies de gens de cheval#. Arrivé le même jour à Crevole, il en part la nuit et, à l’aube, atteint sans encombre Ponte alle Tavole sur la Tressa. C’est là que le marquis avait préparé deux embuscades «vers Fontebrande et au long de la rivière de la Trece... » Strozzi tombe dans l’embuscade. Monluc, dont le récit concorde avec les autres témoignages ‘, insiste sur certains détails qui lui appartiennent en propre : l’intervention de son neveu Sérilhac donnant avec ses trompettes au milieu des Impériaux; Strozzi portant sa jambe encore malade en écharpe à lParçon de sa selle et obligé, avec l'archevêque, de se jeter, pour échapper à l’ennemi,
1. Saint-Luc au connétable, Rome, 18 octobre. (B. N., fr. 20442, fos 44 re- 46 vo.)
2. Breton-Villandry au roi, Rome, 26 septembre. (/bid., Fo 24 ro.) — Odet de Selve, ambassadeur à Venise, fut mandé à Rome, après Marciano, par les cardinaux français, qui l’envoyèrent à Sienne. Il y alla de mauvais gré, faisant observer qu'un diplomate comme lui ne pouvait guère être utile dans une ville assiégée. (Odet de Selve au roi, 21 août, dans RaBrer, Il, 506.)