Sozzint, pp
5. Arch. d'État de Sienne, Concilio generale, reg. 246, F0 231 ro. — Saint- Luc au connétable, Rome, 18 octobre (B. N., fr. 20442, Fos 44 ro-46 vo, co-
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en apparence sur le vœu d’un certain nombre de citoyens, en réalité sur l'initiative de Strozzi et de de Selve, étaient urgentes. À son arrivée, Strozzi avait trouvé la situation plus compromise encore qu'il ne le craignait : durant la maladie de Monluc, le « mesnaige », comme l’écrivait le cardinal du Bellay, n'avait pas été fort bon dans Sienne". Les partisans de l'Empereur y relevaient la tête; l'anarchie régnait partout. Lorsque Strozzi proposa de confier aux agents français la désignation des Huit de la guerre, l’ombrageux patriotisme siennois s’émut : Cung paillard de la ville » cria que si l’on accordait cela, les Français feraient ce qu'avait fait jadis don Diego de Mendoza, le gouverneur espagnol. Strozzi dut protester énergiquement contre cette injurieuse comparaison et, au cours d’une grande harangue, 1l mit aux Siennois le marché en main. La majorité lui donna raison, après force discours : «Et ne viz jamais tant d’orateurs », écrivait Saint-Luc, émerveillé par cette intarissable faconde méridionale”. Monluc n’avait aucun intérêt à rappeler ces mesures prises pour remédier à la situation fàâcheuse issue de son inaction forcée. Le cardinal du Bellay ne cachait pas que, pour la lourde tâche qui lui était confiée, on eût dû lui donner un aïde, Saint-Luc, par exemple : «Cest une terrible beste que ceste ville-là, écrivait-il, et sont estranges cerveaulx, et si y a force loups au guect..….. et ung homme n’est que ung homme, pour saige, sain, voire Italianisé qu'il peust estre. Par quoy je diz que monsieur de Monluc auroit besoing, ès choses petites, mais doulces et politiques, d’estre servy et soulaigé de quelqu'ung, et me desplaist fort que pour la suffisance qui est de si longue main estimée en Cavalcanti, que le peuple layt prins en soubson si grande. » Monluc
pie). — OnLanno Maravorri, Historia di Siena, Venise, 1599 (la 1re éd, est de 1573), fo 164.
1. Mémoire du cardinal du Bellay au roi ou au connétable, Rome, 6 octobre (B. N., fr. 20447, p. 211, orig.). — Le même au connétable, Rome, 9 octobre (tbid., p. 217, orig.).