‹ Blaise de Monluc HistorienChapitre 232 sur 533 · Monluc au roi, Sienne, 13 janvier 1555 (IV · texte numérisé non relu

Monluc au roi, Sienne, 13 janvier 1555 (IV

2. Le cardinal du Bellay au connétable, Rome, 29 novembre 1554 (BAINS fr. 20447, pp. 302-303, orig.). — Antoine de Noailles au roi, Londres, 16 décembre (Ambassades de MM. de Noailles.…. IV, 52-53). — Dr Wotton au Conseil, Poissy, 24 décembre (State papers, Mary, n° 307).

3. « Estat au vrai des retranchemens de vivres... » (IE, 463).

toujours parmi les habitants '; de la répression énergique des menées des traîtres, tels que Ambrogio Spannocchi, condamné à mort le 13 décembre, et de Giacomo Pecci; des démarches faites auprès de Strozzi pour le prier d'envoyer de Montalcino des renforts à la place des bouches inutiles; de l'espoir toujours déçu de l’arrivée prochaine d’un grand secours; de la menace faite au Concistoro par les capitaines allemands de quitter la ville parce qu'ils n'étaient pas payés, des expédients auxquels luimême dut recourir pour se procurer l'argent nécessaire à la solde *.

Il ne dit mot, non plus, d’une assez désagréable aventure qui lui survint alors. Le 6 novembre, il avait eu avec le marquis une entrevue entre la ville et le camp. C'était Marignan qui lavait sollicitée : « Et moy, écrivait sans défiance Monluc à de Selve, pour luy estre tant obligé que sçavez, en ay esté contant... » Nous ignorons à quelle occasion eut lieu ce « parlement » ?. Mais le membre de phrase de la lettre de Monluc fut si bien dénaturé qu’à la cour on eut des doutes sur sa fidélité. Ses ennemis ne laissèrent pas échapper loccasion de le desservir auprès du connétable. L'affaire semble être allée assez loin : quatre mois plus tard on en parlait encore. Le 13 janvier, Monluc dépêchait au roi Lécussan pour se jusüfier. IT assurait que le marquis n’avait désiré le voir que pour lui marquer sa joie de sa guérison : « Et ce estoit pour ce qu'il m'a secouru de toutes choses qui estoient nécessaires : et si J'eusse esté son propre frère, il n’en eust sceu faire plus qu'il n’a faict. Et ce n’estoit pas pour parlementer pour aulcune chose, mais aultre chose me convoyoit d’y aller, comme vous dira ledit sieur de Lescussan ; et suis fort bien asseuré que, quand bien Je y feusse allé, mon aller n’eust rien préjudicié vos-

1. Monluc à Odet de Selve, Sienne, 6 novembre (IV, 20). M: G. Lerèvre- Ponraurs, utilisant cette lettre, s’est mépris en parlant d’un différend survenu entre Odet de Selve et Monluc. Il s’agit des discordes entre partisans de la France et de l'Empereur (cf. Corresp. polit. d'Odet de Selve, 1888, introd., p. xx). Sur la foi de cette méprise, M. Lemonnier a reproché, à tort, à Monluc de n'avoir pas parlé dans son livre de ce différend (Æist. de France, publ. sous la direction de M. E. Lavisse, 1904, V, 155).

2. S9ZziNt, pp. 322-334. — Arch. d'État de Sienne, Otto, Deliberazioni, I, fos 25-155.

3. Monluc à Odet de Selve, 6 novembre. — John Masone au Conseil, Bruxelles, Ÿ12 décembre (State papers, Mary, n° 307).

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