‹ Blaise de Monluc HistorienChapitre 246 sur 533 · LA SORTIE DES ALLEMANDS (29 JANV. 1D · texte numérisé non relu

LA SORTIE DES ALLEMANDS (29 JANV. 1D

Jouer ce personnaige à monsieur le mareschal ». IL semble bien qu'il ait simplement voulu endosser aux yeux des Siennois la responsabilité de l'idée, qu'ils auraient difficilement accueillie venant d’un homme aussi impopulaire que Strozzi. Nous possédons, en effet, une lettre qu'il écrivait au maréchal le 25 et qui fut, d’ailleurs, interceptée par les Impériaux. Il y raconte en détail une séance du Concistoro complet, où l’on délibéra en sa présence sur la situation de la ville. On y décida de prolonger la résistance. Monluc conclut en demandant à Strozzi de le secourir avant le 20 février, mais il ne fait aucune allusion au renvoi possible des Allemands". Dans son livre, il trace un tableau exact de l’état de Sienne la veille de cette sortie : « Il ne se trouvoict rien, dit-il, sinon quelque peu de cheval et d’asne. » Le samedi 20, il n'y eut au marché que neuf têtes de boucherie,’ qu'on acheta pour les soldats et le Palazzo; les habitants ne trouvaient même plus d’ânes à manger”. Le 21, les Huit et les seigneurs de lAbbondanza prescrivaient de faire une nouvelle recherche de blé par trois députés, un par terzo $. Pour informer: Strozzi de la sortie des Allemands, Monluc dit qu'il lui envoya le capitaine Conseil; c’est le 29 qu'il revint de Montalcino, porteur de lettres de Strozzi, en compagnie du capitaine Flaminio,' envoyé le 23 à Rome, dit Sozzini{.

Le récit de la sortie est strictement conforme à celui du Drario. Le mardi 29 janvier, « à l'entrée de la minuict », dit Monluc, vers les quatre heures de nuit, dit Sozzini, qui compte à Pitalienne, les reîtres se réunirent à « la grand place » de Porta Nuova, avec leurs coffres, leurs femmes et leurs enfants. Monluc donne les noms des capitaines qui commandaient les Gascons et les Italiens chargés de protéger la sortie, et il précise les lieux où ils furent placés; Sozzini ne nomme que le comte de Gaiazzo. Les deux historiens racontent, en termes concordants, la mise en déroute des corps de garde impériaux, qui barraient le passage à San

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