‹ Blaise de Monluc HistorienChapitre 275 sur 533 · LA € RETIRADE » DE TIVOLI (SEPT · texte numérisé non relu

LA € RETIRADE » DE TIVOLI (SEPT

leurs, en affirmant qu’à la suite des mesures prises pour défendre la ville, le duc d’Albe resta sans bouger « plus de trois semaines ». C’est vers la mi-octobre seulement qu'il se mit en mouvement pour aller assiéger Ostie'. Mais son inaction fut due à la nécessité où 1l se trouvait d’égrener ses troupes dans les places qu'il occupait ?, et surtout aux négociations ouvertes avec Carafa, lesquelles, malgré l'échec de l’entrevue de Grotta-Ferrata, se poursuivirent pendant tout le mois d’octobre3. Monluc, indifférent, semble-t-1l, à ces mystérieuses intrigues que les agents français ne parvenalent pas eux-mêmes à percer, à, par contre, minutieusement conté comment il sortit de Rome avec quatre cents arquebusiers, deux compagnies de chevau-légers de la garde du pape et deux du duc de Paliano pour couvrir la retraite du détachement pontifical qui évacua Tivoli à l'approche du duc d’Albef. Le fait, qui se place au lendemain de l’entrevue avortée de Grotta- Ferrata, est raconté dans une lettre de Strozzi, d'Avanson et Lanssac au roi, datée du 29 septembre. À part un léger désaccord sur le chiffre des troupes (le document parle de cinq ou six cents arquebusiers et de trois cents chevau-légers), ce récit, écrit au lendemain de l'affaire et d’après le rapport que fit Monluc aux ministres français, concorde avec celui des Commentaires. Ce dernier, plus détaillé, contient l’aveu de la destruction incomplète des moulins de Tivoli, mais n’insiste pas sur les conséquences avantageuses pour lennemi de l'occupation de la place. Les diverses relations de cette « retirade », que lon peut lire dans Ascanio Centorio degli Ortensi, Alessandro Andrea, La Popelinière, Noël Conti, Beaucaire, l'Æistoire de Ferdinand

1. Lanssac et d’Avanson au roi, 18 octobre : « Sire, les ennemys sont partiz ces Jours-cy de Tivoly et ont prins le chemin de Marine et de Frescatte.… pour, comme l’on croit et qu’il est vraysemblable, venir à Ostie... » (Corresp. polit. de Lanssac, 1, 516-517).

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