D. ANGEL, pp
4. Dès le 21 août, Odet de Selve écrivait au roi qu'en raison de sa grandeur, Tivoli est « non tenable, ne deffendable qu’à force de gentz de bien. » (B. N., Dupuy, 44, fo Ag vo, orig.)
5. Cette lettre a été publiée pour la première fois dans les Mém.-Journ. du duc de Guise, coll. Michaud, VI, 300. Duruy ne l’a pas utilisée. Elle a été réimprimée, d’après l'original, en partie chiffré, de la Bibl. Nat. (fr. ne fo 13 ro), par M. Sauzé DE LHOUMEAU, Corresp. polit. de Lanssac, 1, 505-509.
Alvarez de Tolède, duc d’Albe, varient pour les chiffres, mais confirment Monluc'. Adriani ajoute qu'il se retira en présence de lattitude hostile de la population de Tivoli”. Le secrétaire de Gianfigliazzo, Babbi, ne fait qu'une vague, inexacte et incomplète allusion à laffaire *.
La lettre de Strozzi, d'Avanson et Lanssac au roi annonce une reconnaissance que Monluc devait faire, le 30 septembre au matin, pour étudier les endroits où lon pourrait empêcher les Espagnols de franchir le Tibre et les arrêter au besoin*. Il n’en est pas question dans les Commentaires, qui racontent brièvement, par contre, comment Monluc, « deux nuictz après » la retirade de Tivoli, mena deux compagnies italiennes à Velletri. Cette place était menacée par l'ennemi depuis l’ouverture de la campagne. À peine arrivé à Rome, le 711 septembre au soir, Monluc s’y était rendu avec Aurelio Fregoso, le commandant du contingent envoyé au secours du pape par le duc d’'Urbin, pour l’inspecter et s’assurer qu’elle était en état de défense *. Après la prise de Tivoli par le duc d’Albe, Marcantonio Colonna menaça de nouveau Velletri. La garnison, aux ordres du duc de Somma,
1. CENTORIO, 0p. Cit., p. 120. — ALESSANDRO ANDREA, Della querra di campagna di Roma e del regno di Napoli nel pontificato di Paolo III l’anno MDLVI et LVII, Venise, 1570, p. 16. — La Poreunière, ist. de France, 095 r0.— Noër Conrr, Universae historiae sut temporis libri XXX..., éd. de Strasbourg, 1612, in-f0, p. 212. — Beaucaire, Rerum Gallicarum commentarit…. Lyon, 1625, in-fo, p. 888. Le récit de Beaucaire est très détaillé et paraît inspiré de celui de Monluc. Beaucaire mourut en 1591. Il faudrait donc admettre qu’il eut communication du passage encore inédit des Commentaires. I n’est pas impossible que l’évêque de Metz ait été en relations avec Florimond de Ræmond. Beaucaire, à la fin de son récit, a brouillé l'affaire de Tivoli avec la mésaventure de Marino, contée aussi par Monluc. L'analyse envoyée de Bordeaux avait sans doute été faite assez négligemment, — Histoire de Ferdinand Alvarez de Tolède, 1, 371-372.