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Anriani, /storia de’ suot temp

329 MONTALCINO.

tifier le personnage. Deiphebo ou Febo Turchi, que Sozzini cile parmi les Siennois blessés dans l’escarmouche qui eut lieu à l'entrée de Strozzi le 18 septembre 1554, était commissaire à Montenero. Il n’était pas à l'abri de tout reproche, car, le 5 octobre 1557, les magistrats lui ordonnaient de restituer à un habitant les deniers qu'il lui avait pris *. Monluc a raconté comment cet homme au visage farouche vint lui proposer de faire échouer une tentative d'escalade que le cardinal de Burgos méditait contre Montalcino ; mis en défiance par ses manières suspectes, il le fit arrêter, mais l’autre parvint à se sauver. Cest le 3 avril que Îles magistrats approuvèrent l'arrestation, faite sur l’ordre de Monluc, de Febo Turchi et de ses complices. Le 28, Mathieu Boëry, secrétaire de Monluc, et Marco Landucci étaient chargés de lui faire son procès. Le surlendemain, il était condamné par contumace, comme traître, à être pendu par les pieds à la loggia de la place de Montalcino; l'arrêt portait que qui le tuerait aurait cent écus d’or, qui le livrerait vivant deux cents à.

En dehors de cette anecdote, les Commentaires sont muets sur les quatre premiers mois de 1557. Quelques documents permettent de combler la lacune. Le duc de Guise, après avoir traversé le Piémont, le Placentin et le Parmesan, était arrivé, le 16 février, dans les États de son beau-père, le duc de Ferrare. A Reggio s'était tenu, en présence de Carafa, un conseil de guerre, à la suite duquel l’armée française s’achemina par la Romagne en côtoyant la Toscane *. Le duc de Florence et les Espagnols purent croire à ce moment que le duc de Guise allait marcher vers Montalcino, qui pouvait lui fournir une base d’opérations. Le péril devenait grave pour les Siennois. Aussi, le 28 février, ils instituèrent, d'accord avec Monluc, une magistrature extraordinaire chargée des affaires de la guerre et composée du capitaine du peuple Mario Bandini, du comte Antonio d’Elci, de Mario

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