Monluc à Brissac, Castelottieri, 15 novembre (IV
5. Arch. d'État de Sienne, Délib. de Montalcino, vol. 8, fo go vo. — Givry au connétable, Montalcino, 16 novembre (B. N., fr. 20455, fo 43, orig.). — Henri II à François de Noailles, ambassadeur, à Venise, 29 novembre (B. N.; Clairamb., 963, fo 221, copie).
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l'avait très mollement aidé de ses deniers et de ses soldats pendant la campagne du duc de Guise”. Lorsque, à la suite du désastre de Saint-Quentin, le roi de France rappela toutes ses troupes, le duc de Ferrare se trouva fort découvert. Gabre écrivait de Venise le 23 septembre : « Mondit sieur le duc est fort menacé d’avoir la guerre et toutes les forces du duc d’Albe sur son estat, avec celles des ducs de Florence et de Parme. » Entouré de voisins impatients de saisir l’occasion qui s’offrait à eux de s’agrandir à ses dépens, le malheureux prince implorait en vain le secours de Venise; la république faisait la sourde oreille?. Henri IT fut plus généreux ; quoique fort embarrassé par ses propres affaires, 1l voulut faire au moins le geste de secourir son oncle. Monluc reçut l’ordre de laider de ses conseils et de son expérience. Cette honorable mission flatta la vanité du Gascon et lui fit oublier ses précédents déboires. On le sent à la complaisance avec laquelle il Pa contée.
IL n’était pas, du reste, un inconnu pour la maison d’Este. Son frère avait été le collaborateur actif et intelligent du cardinal Ippolito à Venise, en 1543, et correspondait avec le duc et la duchesse Renée. Lui-même, pendant son séjour à Sienne, était en relations avec le cardinal et le tenait au courant de la situation de la ville dont il avait été le gouverneur +. Le duc écrivait à Henri Il, le 15 novembre 1555, qu'il voudrait bien, pour garder son Etat, « ung Sansac ou Montluc ou ung semblable », et le roi, le 5 décembre, lui avait proposé de lui envoyer le héros de Sienne”. Enfin, pendant son séjour à Montalcino, Monluc avait eu des rapports avec le duc; les courriers qu’il expédiait en France passaient par Ferrare et Monluc les chargeait d’y don-
1. CF. Bacuenauzr De Pucnesse, Négoc. de Henri IT avec le duc de Ferrare, 1555-1957 (Rev. des O. H.; 1868, p. 513).
2. Gabre au roi, Venise, 23 septembre (Corresp. polit. de D. du Gabre, pp. 274-279). — Cf. E. Ronocaxacur, Renée de France, duchesse de Ferrare, 1896, pp. 283-280.
3. Les archives de Modène contiennent dix-huit lettres de Jean de Monluc au duc Ercole IT et deux à la duchesse Renée, datées de Venise et d’ucosse, 1542- 1550. |
4. Monluc au cardinal de Ferrare, Sienne, 19 mars 1555 (IV, 47-48). —— Le cardinal Ippolito d'Este avait été archevêque d’Auch de 1551 à 1554.
9. € Declaration du vouloir et intention du Roy sur les articles traités et accordés par MM. les cardinaux de Lorraine et de Ferrare au nom de S. M. et du duc de Ferrare: » (B. N., Clairamb., 348, fos 297 ro et 291 vo, copie.)