‹ Blaise de Monluc HistorienChapitre 326 sur 533 · RaguriN, XXXII · texte numérisé non relu

RaguriN, XXXII

2. Michieli au sénat de Venise, La Ferté-Milon, 2 juillet (B. N., f. ital. 1720, fo 62 ro).

3. La Porercnière (/istotre de France, 1, os 126-127), Cormier (f0S 149 vo- 150 ro) et BeAUGURE (pp. 912-913) ont transcrit où résumé Rabutin.

4. Michieli au doge et au sénat, La Ferté-Milon, rojuillet (B. N., f. ital. 1720, fo 64 ro-vo. — State papers, Venice, t. VE, part. 3, p. 1914). — RaBuriN dit que les meilleurs des chevaux du duc furent brûlés, « la pluspart de sa vaisselle d'argent dépérie, fondue et perdue avec plusieurs autres bons meubles estimez à la valeur de plus de 7 ou 8000 escus, et a-t-on voulu dire davantage que sa personne fut en danger avec d’autres gentilshommes de sa maison. Il on advint autant à M. de Bordillon, qui fut encore poursuivy de ce feu de si près jusques à brusler son lit de camp. » (XXXII, 197.)

ce qu'il feust à Pierrepont ». [Il était encore le 6 juillet autour de la ville, écrit Michieli, attendant le duc de Saxe. Monlue ne dit rien d’une mutinerie qui éclata le 3, «environ les quatre heures du matin », entre les Français et les Allemands et dont il avait peut-être gardé un mauyais souvenir. C’est Michieli et Rabulin qui nous l’apprennent ". D'après le second, l’armée ne quitia les alentours d'Arlon que le 9. Elle séjourna ensuite huit jours entiers à Vireton, d’où la cavalerie du duc de Nevers poussa des reconpaissances vers Luxembourg, détail confirmé par Michieli. La ferme contenance de la garnison d’une part, la nouvelle de la défaite du maréchal de Termes à (Gravelines (13 juillet), de l'autre, décidèrent le due de Guise à se replier vers la Picardie. I] passe par Sedan et Mézières, longe le pays de Thiérache et arrive le 28 juillet seulement à Pierrepont*. Monlue précise que le duc et sa suite logèrent dans le village, l'armée partie au-delà, partie en deçà de la Souche*. Le duc Jean-Guillaume de Saxe dut y arriver le lendemain ; 1l amenait avec lui «une belle et grande troupe de reistres », sept cornettes, dit Rabutin, « montans au nombre de deux mille cent chevaux, à trois cens chevaux pour cornette, fort bien en poinct et se representans hommes hardis et furieux, la pluspart Prussiens ». Le régiment d'Allemands, dont Monluc n’a gardé qu'un incertain sonvenir, était formé des dix enseignes de gens de pied levées par Jacob d’Augsbourg, « vieil soldat experimenté aux armes », ancien lieutenant du marquis Albert de Brandebourg *. Le duc de Guise alla à la rencontre du roi, qui arriva le 1° août à Laon,

1. Michieli au sénat de Venise, La Ferté-Milon, 16 juillet (B.N., f. ital. 1720, fos 66 ro-69 ro).

2. RasuriN, XXXIE, 198-203. — Dépêche de Michieli du 10, déjà citée. — CE, sur Pierrepont, la notice historique de Mecrevrece (Bull. de la Soc. acad. de Laon, VI, 1857, p. 295). N

3. Le duc d'Aumale à M. de Humières, La Fère, 28 juillet : &« M. mon frère est arrivé à Pierrepont, où il attend le duc de Saxe avec les forces qu'il a, qui doit y estre demain, à ce que Je puis entendre. I n'est deliberé partir de là que premièrement il n'ait veu fout son camp ensemble. » (B. N. fr. 3123, fo 225, orig.).

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