‹ Blaise de Monluc HistorienChapitre 384 sur 533 · Hist. eccl · texte numérisé non relu

Hist. eccl

3. Monluc au pape Pie IV, 16 novembre 1562 (Arch. du Vatican, Var. Politicorum, IX, f0s 622 r0-630 ro).

4. De Rusce, À. de B. et J. d’A., IV, 212-216; Jeanne d'Albret, pp. 219- 223. — La minute de la lettre de Charles IX à l’Aubespine, publ. par le comte Decasonne, Coligny, H, 107, se trouve à la B. N., fr. n. acq. 6oor, fos 158-160. Sur l’envoi de ces compagnies, voir les dépèches de L’Aubespine, de Saint- Sulpice et de Burie (Casré, Ambassade en Espagne de Saint-Sulpice, pp. 20- 54, et Guerres de religion dans le Sud-Ouest, col. 8-13).

5. Burie au roi, La Réole, 12 août. — Antoine de Noailles à Saint-Sulpice, Bordeaux, 13 août.

6. Antoine de Noailles à Saint-Sulpice, Bordeaux, 24 août. (Camié, Guerres de religion dans le Sud-Ouest, col. 15.) De Rusrx a placé par erreur le siège de Penne vers le 26. (Jeanne d’Albret, pp. 224-227.)

148 LES PRÉMIÉRS TROUBLES.

ville fut, d’après les Commentaires, « gaignée » la nuit; le chàteau fut emporté le lendemain, après une escalade difficile et sanglante, terminée par un horrible massacre. Dans une lettre à la reine, Monluc avouait que c'était « le plus cruel et grand combat » où il se fût trouvé jamais". Ce laconique membre de phrase, confirmé par la lettre de Noailles”, est copieusement illustré par les deux récits des Commentaires et de l'Histoire ecclésiastique ?. Le second dit que la batterie se prolongea trois jours; Monluc affirme que tout fut fini en un jour et une nuit. L'Histoire ecclésiastique exalte l’héroïsme des femmes qui faisaient rouler de gros quartiers de pierre sur les assiégeants, ce qui explique la rage des Espagnols contre elles. Du reste, comme à Monségur, les chefs essayèrent de contenir leurs hommes; Monluc dit formellement qu'il se courrouça contre eux, et une dépêche de Chantonnay, écho du rapport de Burie au roi, confirme de la façon la plus précise l’anecdote du diacre « esbarbat » et la défense faite aux « souldartz » de toucher aux femmes. Il convient donc de n’accepter que sous réserves les « vilenies » mises par l’Æistoire ecclésiastique au compte personnel de Burie et de Monluc.

Après la prise de Penne, tous deux revinrent immédiatement à Agen”, ayant avisé de s’y retirer « sept ou huict jours... pour laisser séjourner quelque peu la cavalerie et que les cappitaines d'infanterie ayent loisir de reffaire leurs compaignies, pour inconünent aller poursuyvre le devoir du service du Roy... vers Montauban »°. Monluc, omettant de mentionner ce retour, passe sans transition à la suite des opérations contre Duras. Le 2 sep-

1. Monluc à la reine, Agen, 29 août (éd. de Ruble, IV, 148, sous la date inexacte du 19).

2. « Encore que nous l’ayons prins, il s’est perdu beaucoup de gens de bien, et je sais pour certain que les Espagnols y ont fait un bon devoir; aussi en est-il demeuré des leurs et des principaux blessés... »

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