‹ Blaise de Monluc HistorienChapitre 383 sur 533 · Hist. eccl., I · texte numérisé non relu

Hist. eccl., I

5. Notes et jurades relatives à l'occupation d'Agen (Arch. hist. de la Gir., XXIX, 24).

6. Tuouix à signalé cette inexactitude (op. cit., Rev. de l'Agenais, XIV, 509, n. 2). — Ce que Monluc dit de la fuite du « bon président d'Agen » Herman Sevin et de sa connivence avec les huguenots est confirmé par la délibération des États d’ Agenais des 28 et 29 Juin 1563 (Arch. hist. de la Gir., XXIX, 45-46). Sur l'attitude de ce personnage, voir le Jugement de THorix (Re de l’Agenais, XIV, 501, n. 1).

7. Burie au roi, Port-Sainte-Marie, 17 août (B. N., fr. 15877, fo 434, orig.). — Cf. pe Rusce, Jeanne d’Albret, p. 448.

SIÈGE ET ASSAUT DE PENNE. h47

dont les Commentaires ne disent mot". Ils y apprirent que le capitaine huguenot Bordet arrivait de Saintonge pour renforcer Duras en retraite sur Montauban et le Quercy. L'Histoire eccléstastique dit que ce capitaine fut envoyé par le comte de la Rochefoucauld, lieutenant de Condé en Saintonge, pour escorter Duras, qui devait décidément évacuer la Guienne et rejoindre les forces protestantes à Orléans. Elle donne son itinéraire : Bordet rallia Duras à Gourdon le 2 septembre?. Monluc se plaint que Burie ne lui ait pas permis de lui barrer le passage. C’est pendant ce séjour à Agen qu'il se rendit à sa maison d’Estillac pour y donner ordre à ses affaires, « ayant sceu, dit-il, la mort de ma femme ». Ce membre de phrase, qui est d’ailleurs une addition, est toute loraison funèbre de la première madame de Monluc, Antoinette [salguier. Une lettre inédite de Monluc au pape Pie IV nous apprend qu'elle mourut moins de maladie que de la crainte des périls où chaque jour elle voyait ses fils et son mari i.

A ce moment, Burie et Monluc furent rejoints par les trois premières compagnies espagnoles que Philippe IT envoyait au secours de son beau-frère Charles IX#. Ce n’est pas aux environs d'Agen, c’est exactement à La Réole qu’arrivèrent, le 11 août, «les mil hommes de pied hespaignolz qui venoient les premiers, qui sont aussy belles bandes qu'il est possible d’en voir » 5. Ce premier corps de « bandouliers », soudards féroces, prit seul part au siège de la forte place de Penne. Il eut lieu vers le 20; une lettre de Noailles permet de fixer cette date approximative 6. La

1. Hist. eccl., Il, 915. — Livre Daurée, p. 147. — Tuorin, op. cit. (Rev. de l’Agenais, XIV, 513).

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