Monluc à Damville, Lectoure, 14 juillet (V
5. Monluc à Damville, Lectoure, 18 juillet (V, 193).— ist. de Languedoc, XII, 905. — Dr Rusrx place inexactement le 28 juillet l’arrivée de Monluc à
Toulouse,
que trois lieues le jour au plus, avecques grandissim® douleur. » A Toulouse, il logea dans là maison de Pierre Catel, conseiller au Parlement. Il avait emmené avec lui son train de maison et bon nombre de gentilshommes, dans le dessein d’éblouir Damville. Il n’a pas omis de le noter dans une phrase vaniteuse : «Je demeuray deux jours à Tholose auprès de luy, estant bien mieulx acompaigné pour lors qu'il n’estoit, car j'avois avec moy soixante ou soixante-dix gentilhommes. » La durée de son séjour indiquée dans ce passage est rigoureusement confirmée par les documents. Il resta à Toulouse du 21 au 23 juillet". Le 24 au matin il était à Grenade, le soir à Verdun”, le 29 à Cassaigneÿ; le 31 il était de retour à Agen*.
Les Commentaires exposent ensuite en grand détail la façon dont Monluc et Damville laissèrent échapper Mongonmery. On comprend que l’auteur ait rédigé avec un soin particulier cette partie de son récit. Il énumère complaisamment toutes les forces qu'il avait distribuées en Quercy, en Gascogne, vers le Languedoc et en Comminges pour surveiller les troupes des vicomtes, cantonnées aux environs de Montauban et de Castres, toutes les hypothèses aussi qu'il avait faites en vue des diverses éventualités possibles. Il était, dit-il, convaincu que Mongonmery avait été envoyé par l'amiral et les princes pour rétablir lautorité dans ces bandes des vicomtes, dont les chefs « ne se voulloient obéyr l’ung et l’autre », et l'historien protestant Jean de Serres le confirme sur ce point. Il était, d'autre part, persuadé que Terride avait fait capituler Navarrenx. Damville partageait les mêmes illusions : il avait écrit au lieutenant de roi en Béarn de joindre ses forces à celle de Monluc et, le 13 juillet, il paraissait convaincu que les vicomtes n’assemblaient des gens à Castres que. pour aller rejoindre les princes et lamiralf. Mongonmery, qui
1. Le 25, 1l y signa une exemption de logement de gens de guerre en faveur des habitants d’Auch (Arch. munic. d’Auch, BB, 5, fo 317 r0).
>. Monluc à Damville, Grenade, 24 juillet; Verdun, même date (V, 195, 196).