Monluc à Damwville, Agen, 31 juillet (V, 2or
D. Jean pe Serres dit que les vicomtes « ne s’accordoyent pour ne vouloir recognoistre l’un par dessus l’autre ». (Hemotres de la troisième querre civile, p. 345.)
6. Damville au duc d'Anjou, Toulouse, 13 juillet (B. N., fr. n. acq. 6013, foS 55-56, copie moderne).
MONGONMERY QUITTE CASTRES (27 JUILLET). 5hr
avait reçu de La Rochelle l’ordre de Jeanne d’Albret de marcher sur le Béarn”, avait su admirablement garder son secret : « Je vous prie, disait-il aux réformés de Castres, ne vous mettez pas en peine de savoir pourquoi je suis venu ; car si je savois que ma chemise sût ce que j'ai dans le cœur, je la bruslerois?. » Le 27 Juillet, il avait quitté Castres à midi, après avoir écrit à la reine de Navarre un billet d’un vague prudent pour linformer de son départ*. Monluc, pendant ce temps, surveillait l’armée des princes pour l'empêcher de franchir la Dordogne, lorsque, le lendemain de son retour à Agen (1° août), et non, comme il le dit très inexactement, « huict ou dix jours avant que le comte de Mongonmery se mist en campaigne », M. de Saint- Germain vint l’assurer, « qu'il ne ÿ a rien plus certain que les ennemys passent la rivière de l'Ariège pour passer en Béarn ». Les Commentaires font une allusion très claire à la lettre par laquelle, le 2 août, Monluc communiqua ce grave avertissement à Damville. Comme il le rappelle, il n’y nommait pas l’informateur, mais Pappelait simplement « ung chevalier de l’ordre ». Il n’y est, d’ailleurs, pas question de lenvoi de Saint-Germain à Toulousef. Monluc écrivit-il une autre lettre, aujourd’hui perdue, où cet envoi était spécifié? C’est vraisemblable, car dans son livre il analyse d’une façon très précise la réponse de Damville qui y faisait allusion, et une lettre que Saint-Germain lui écrivit, € quatre ou cinq jours après », pour lui rendre compte de son entrevue avec le maréchal.
Son récit est ici, d’ailleurs, très confus. Il a ajouté après coup deux pages où il avoue très franchement sa faute. Dans la première rédaction, il avait été beaucoup moins explicite. Il y mentionne qu'à son retour de Toulouse, il réunit à Agen les États
1. Commission de Jeanne d’Albret à Mongonmery, La Rochelle, 10 Juillet (citée par Léon Mancer, Le comte de Montgomery, 1890, p. 85).
>, Jacques Gacues, Mémoires sur les querres de religion à Castres el en Languedoc, éd. Pradel, p. 92. — Mancer, op. cit, p. 83.
3. Mongonmery à la reine de Navarre, Castres, 27 juillet (Les ÆHuquenots dans le Béarn et la Navarre, p.43). Voir, du même jour, une lettre plus explicite de son lieutenant Montamat (1h14, p. 44), et sur le départ de Mongonmery, Borpenave, p. 256.