‹ Blaise de Monluc HistorienChapitre 470 sur 533 · Ibid., V · texte numérisé non relu

Ibid., V

4. « Et veulx dire que tous les services que j'ay jamais faictz à la couronne de France n’ont esté rien envers estui-là. »

5. C’est le dessein que lui prête Castelnau, qui dit le tenir de la bouche même de Coligny (cf. DecasorDe, Coligny, I, 165-166).

6. Monluc dit qu'on se contenta de faire « ung petit pont sur deux batteaux,.. et avec une corde tiroient les batteaux à la mode d’Ytalie ». Lanssac annonce que Mongonmery, après avoir renvoyé en Béarn six compagnies de gens de pied et deux cornettes de cavalerie, a fait passer la Garonne au reste de ses troupes à Port-Sainte-Marie, « avec plusieurs bateaulx attachez avec des cordes et poulies, comme l’on passe les portz à la rivière du Rone » (Lanssac au roi, Bordeaux, 6 janvier 1570, B. N., fr. n. acq. 20599, Fos 222-223,

orig.).

modité » qui les retarda' et La Popelinière, après avoir fait allusion aux continuelles escarmouches que lon soutint contre les « Monlucois », rend un bel hommage à la vigilance du vieux capitaine, que lon jugea prudent de ne pas inquiéter dans Agen”. C’est le 3 janvier 1570 que Mongonmery franchit la Garonne et rejoignit enfin l'amiral et les princes*.

La veille, Monluc, revenu de Lectoure, où il était allé passer deux jours, était à Agen“, surveillant le départ de l’armée des princes. Il alla la voir défiler au château de Bajamont, détail confirmé par sa lettre au roi de mars 1570. Les indications très précises qu'il donne sur Pitinéraire sont complétées par sa lettre au roi du 94 janvier : après avoir logé à Preyssas et à Lusignan, l'armée protestante marcha vers Hautefage, passa au Pontdu-Casse, « tira » vers Montjoye et Saint-Maurin, où elle fit halte deux ou trois jours, puis descendit vers la Garonne et gagna Valence, d’où, suivant La Popelinière, elle partit le 19 janvier, dans la direction de Montauban. C’est de cette dernière ville que les princes datèrent un mandement qui, pour punir le Parlement de Toulouse d’avoir fait trancher la tête au capitaine Rapin, livrait le Languedoc à la dévastation, à l’incendie et au pillage 5. Monluc était bien, comme il le dit, informé avant leur départ de cette intention : il annonçait, dès le 9 janvier, qu'ils s’en allaient «en Languedoc pour le ruyner comme ilz ont faict la Guyenne ». C’est aussitôt après qu'il dépêcha au roi Durfort de Bajamont, porteur des instructions qui motivèrent la terrible lettre de Damville du 27 février. IT avait sous les yeux le document lorsque, dans son livre, il donnait de ces instructions une

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