‹ Blaise de Monluc HistorienChapitre 62 sur 533 · Du Bezray, XVII · texte numérisé non relu

Du Bezray, XVII

4. Voici le texte du ms.: « Cependant on prochassa tant la delivrance du Roy qu'il revint en France, et, estant de retour, envoya ung an après monsieur de Lautrec au royaume de Naples, lequel sr, comme desja j'ay dit, me manda une

commission d’une companye de gens de pied, que je lui menay de sept à huit cens hommes...» (fo 8 vo).

LES EMPRUNTS A MARTIN DU BELLAY. Gt

roi, les alliances qu'il noua, ses efforts pour «retirer messeigneurs ses enfans » ne sont qu'un bref et fort vague résumé du début du livre IIT de du Bellay". Mais Monluc lui emprunte aussi des faits précis : la mention de la prise de Pavie, « laquelle feust emportée et demy-bruslée » ?; celle de la défaite du prince d'Orange à Troia et de la prise de Melfi par Pedro Navarro; celle de la bataille de Salerne et de la défection d'André Doria, avec une phrase où du Bellay est simplement démarqué :

Du Bezcay, XVIII, 64. Moxzuc, I, 88.

Le seigneur de Lautrec, averty de ladite victoire, manda que l’on envoyast en France les prisonniers ; ce qui fut faict, et furent baillez à Philippin Dorie avec deux gallères pour les conduire; mais passant à Genes, le seigneur André Dorie les retint, mettant en avant que le Roy ne luy avoit satis-

De cette victoire vint nostre ruine.

Philippin ayant envoyé les prisonniers à Genes à son oncle et le Roy les voulant avoir, le sieur André Doria ne les voulut rendre, se plaignant qu'il avoict delivré le prince d'Orange sans recompense. Le marquis de Gouast, homme fin et ruzé s’il en feust jamais,

fait de la rançon du prince d'Orange; dont depuis avint la ruine de nostre armée de Naples, parce que ce fut le motif de la révolte d'André Dorie; et le marquis de Guast estant son pri-

et qui a esté grand guerrier, sçeut si bien esbranler l'esprit mal content d'André Doria qu’enfin il tourna sa

robe et se rendit à l'Empereur avec douze galères #.

sonnier, le pratiqua pour l'attirer au service de l'Empereur.

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