‹ Blaise de Monluc HistorienChapitre 63 sur 533 · Du Becray, XVIIL · texte numérisé non relu

Du Becray, XVIIL

2. 1d., XVII, 49. — Voir, sur la prise de Pavie (5 octobre 1523), SaLuzzo p1 CasrezLar, Memoriale (Miscell. di stor. ital., VI, 622), une lettre de Lautrec au roi, du camp devant Pavie, 1er octobre 1527, publiée sous la date inexacte de 1924 par Caampozcion-FiGeac, Captivilé, pp. 22-26; une plaquette contemporaine : La prinse et assault de Pavte faicte par monsieur de Laustret, lieutenant general du Roy nostre sire dela les mons avecques la fuyte des Espaignolz, imprimé par congé de justice l’an de grace mil cinq cens vingt sept, in-80 de 4 ff. non chiffrés(B. N., Lb3%048, Rés.); et surtout les nombreux documents contenus dans Sanuro, Diarit, XLVI, col. 148-149, 151, 153, 157-160, 162, 164, 167, 170, 172, 193-174, 185, 186, 188.

3. Du Becray, XVII, 53-59. — Monluc a démarqué le membre de phrase : «… prince d'Orange, lequel, depuis la mort de feu M. de Bourbon, estoit demouré lieutenant de l'Empereur en son armée. » Voir, sur la rencontre de Troia (15 mars 1528) et la prise de Melfi (23 mars), Saxuro, XLVIL, col. 137-141, 183, 212; Brewer, n90 4095; et une plaquette contemporaine : La prinse du prince el duc de Melphe, faicte par monsieur de Lautret, avec plusieurs villes el chasteaux. Escript à Verse de par le tout vostre cousin et ami Jehan de Goullefrac, [1528], in-80, 4 #Æ. non chiffrés (B. N., Lh3040, Rés.).

4. Sur la bataille de Salerne ou du cap d’Orso (28 avril 1528), voir La Rox-

les détails sur la mort du prince de Navarre, le fait qu'il apportait de l'argent et qu’il n’était accompagné que « de sa maison et quelques gentilhommes volontaires »", enfin la mention de la prise de Pedro Navarro, « mené prisonnier dans la roque de Naples, où on le fit mourir »°. Ces emprunts sont soulignés, comme précédemment, par une allusion discrète : € Plusieurs en ont escript. » Remarquons aussi — le fait est exceptionnel — que Monluc, après avoir lu du Bellay, à atténué une affirmation : il avait écrit d’abord que le royaume de Naples, avant d’être perdu, fut gagné; il a corrigé : € presque gaigné ».

Le début du récit de la campagne de 1536 (invasion de la Provence par {Charles-Quint) a été également remanié. La première rédaction portait simplement la mention de la création des légionnaires. La seconde contient une transcription, d’ailleurs originale, d’une phrase de du Bellay :

Du Bezcay, XVIIT, 268-269. Moxzuc, [, 106.

Et afin que soudain {il [le roi] eust Au premier remuement de guerre, les hommes à son premier mande- le Roy François dressa les légionment, ordonna avec ceux de son con- naires... C’est le vray moyen d’avoir

seil de dresser à l'exemple des anciens tousjours une bonne armée sur pied, Romains en chaque province de son comme faisoint les Romains. royaume une légion de six mille hom-

mes de pied.

Monluc à ensuite fait un exorde qui rappelle le début pompeux du vi livre des Mémotres*. Il a contrôlé dans du Bellay l’'énumération des capitaines qu'il se souvient avoir vus au siège de Marseille+. La lecture de la « praticque » du marquis de

cièRE, Aistoire de la Marine française, I, 220-228, qui donne une bibliographie complète du sujet.

Page 1