Du Berray, XVIII
2. 1d., XVII, 96 : « Et fut mené Petre de Navarre à Naples, où il mourut, » Monluc à ajouté de son cru que PEmpereur avait « mandé qu’on luy fit coupper la teste ». CF. BRranTÔuE, 1, 159-160.
3. Du BezLray, XVIIT, 395-396. — La rédaction primitive portait simplement : « Et au boult de quelque temps que l'Empereur Charles venoit pour entrer en Provence, nostre companye feust la première qui arriva à Marseilhe.…. »
4. Ha ajouté, d’après du Bellay, le nom du baron d’Aubigeoux, mais tandis que du Bellay affirme que les compagnies de Boutiéres et de Villebon furent à Marseille, Monluc maintient, comme il l'avait d’abord dicté, qu'il n’en est pas sûr.
Saluces avec Antonio de Leyva lui a inspiré une courte addition à la mention du siège de Fossano ‘. Le récit de l'invasion de Ja Provence se termine par une addition où l’auteur, après du Bellay, rend hommage à Montmorency et mentionne la mort d’Antonio de Leyva*. Plus loin, le récit très bref de la campagne d'Artois (mars-juillet 1537) a été de même allongé de quelques lignes où sont rappelés le ravitaillement de Thérouanne. par d’Annebault et l’imprudence dont il fut victime. Une brève addition à la mention du forcement du pas de Suse, rappelant la brillante conduite de Montmorency, prouve que Monlue a lu ample récit de cette opération dans du Bellay, à qui il fait encore un emprunt transparent pour noter la trêve de dix ansÿ. Le paragraphe où est rappelée lélévation de Montmorency à la dignité de connétable est une simple mise au point des Mémotres :
Du Bezray, XIX, 290.
Le Roy, voulant honorer ceux qui aux guerres precedentes avoient travaillé pour lui faire service, et, entr’autres, messire Anne, seigneur de Montmorency..., l'honora de l’estat de connestable, auquel n’avoit esté pourveu
Monzuc, 1, 131.
Sur la fin de ceste guerre, le Roy honnora monsieur le grand maistre de l’estat de connestable, lequel avoict tousjours vacqué, comme à faict jusques icy,despuis la mort du seigneur de Montmorency.
depuis le partement de monsieur de Bourbon.
Les provisions de l’état de connétable en faveur d'Anne de
1. Voir ce récit dans Du Beczay, XVIII, p. 402 et suiv. — Monluc dit que la trahison du marquis fut « enorme et peult estre inouye ». Du Bellay avait écrit : « Et certainement il ne fut encores jamais veu, ouy ne leu qu’un chef d'armée feist une faulte si orde et si infame. » (XVII, 47r.) Sur la défection de Francesco, marquis de Saluces, voir A. Tarcone, Glt ullimi marchest di Saluzzo, 1901, pp. 46-53. (
2. Du Bellay a longuement insisté, dans son VII livre, sur l’organisation de la défense par le grand-maître, Il avait aussi mentionné la mort de Leyva (XIX, 158). M. de Montmor annonçait cette mort à M. de Humières le 9 septembre 1536, du camp près Avignon (B. N., Clairamb., 335, fo 298).
3. Duo Berccay, XIX, 243-245. — Les Mémoires racontent en grand détail cette campagne.
h. Du Berray, XIX, 279-278.
5. Du Bellay, après avoir raconté l’entrevue de Nice, avait dit comment le pape, « voyant n’y avoir moyen d’y trouver une paix finalle, proposa une trefve de dix ans ». (XIX, 293.) Monluc transcrit : « Aussi fit-on une trefve pour dix ans, voyant qu’on n’avoict peu fere la paix. »
Montmorency sont du 10 février 1537. Monluc, sans souci d’une exacte chronologie, a inséré son addition après la mention de l'invasion du Piémont, qui eut lieu en octobre.
Le récit du siège de Perpignan (août-septembre 1542) débutait, dans la rédaction primitive, par cette simple phrase : « Quelque temps après, le Roy dressa ung camp pour venir assieger Perpignan, où il envoya mons' le dauphin et mons' le mareschal de Hanebault, qui despuis a esté admiral »". Après avoir lu du Bellay, Monluc a jugé nécessaire de rappeler d’un mot le prétexte de la réouverture des hostilités (le « vilain et sale assassinat » de Fregoso et de Rincon*) et la mise en campagne de deux armées : l’une en Luxembourg, sous les ordres du duc d’Orléans; l’autre en Roussillon, sois le dauphin et d’Annebault*. Il lui a aussi emprunté, sans y rien changer, les chiffres de Parmée +; il rappelle, d’après lui, que Monpezat fut l’auteur de l’entreprise®; que l'Espagne en était « toute abreuvée »f; que le duc d'Orléans, plus heureux que le dauphin, prit Luxembourg ? ; enfin que l'approche de la saison des pluies obligea à lever le siège et que la retraite ne se fit pas sans peine, « tant ce pays estoict mauvais pour se tenir là »$.
Le morceau qui suit le récit de la campagne de Roussillon est très différent — de Ruble l’a noté — dans les manuscrits et dans les éditions. La première rédaction ne contenait pas la harangue