BranTÔE, LIL
3. Identifié par Tawzey De Larroque (Revue de Gascogne, 1869, p. 528).
4. Ils étaient fils de Jean de Mondenard et de Marguerite de Galard de Brassac. Ils eurent deux sœurs : Françoise, qui épousa François de Lasseran de Mansencome et qui fut la mère de Blaise de Monluc; Catherine, qui épousa un Verduzan (G. Tuoun et Pa. Lauzux, Le Château d'Estillac, pp. 19-20).
capitula dans Crémone le 14 mai, sous conditions, et évacua la place le 26 juin’. Il ajoute qu’il eut dans cette campagne cinq chevaux tués sous lui, qu’il en perdit en dix jours deux que lui avait donnés un cousin germain de sa mère, le seigneur de Roquelaure?, et qu'il fut fait prisonnier ?. Dans sa seconde rédaction, il a ajouté de son cru une appréciation de la conduite de Lautrec, qui nous paraît terriblement indulgente *. De retour en France, la compagnie du maréchal de Foix tint garnison à Mauvezin et Beaumont-de-Lomagne, villes de Gascogne désignées en effet comme résidences de gens d’armes *. Une montre de cette compagnie, passée à Mirande le 18 février 1523, cite Monluc parmi les archers6. C’est le moment où, dit-il, il fut promu homme d'armes; il paraît donc se tromper en affirmant qu’il ne se trouva pas à la montre, « pour ce que la fièvre quarte l’avoict prins ».
Ici se place le premier grand récit des Commentaires : lescarmouche de Saint-Jean-de-Luz. C’est un épisode de linvasion du Labourd par les Impériaux, en septembre 1523. Deux ans avant,
1. Sur le siège de Crémone par Prospero Colonna et le retour de Lescun en France au début de juillet, voir Saxuro, Diarit, XXXIII, col. 244, 247-248, 279, 219, 227» 9/0.
2. D’après La Cnesnave pes Bois, Dictionnaire de la Noblesse, XIV, 13-14, ce seigneur de Roquelaure serait Jean III de Mondenard, quatrième fils de Garcie, frère de Françoise de Mondenard, la mère de Monluc. Il serait donc le neveu propre de cette dernière et le cousin germain de Blaise.
3. Je suis le texte des manuscrits. Celui de FI. de Ræmond, adopté par de Ruble, porte : « Aussi feut-il thué soubz moy cinq chevaux en dix jours, et en deux jours deux que monsieur de Roquelaure, cousin germain de ma mère, me donna. »
4. Cf. le jugement sévère de Mraxer, Rivalité de François Ier el de Charles-Quint, 1, 342-343. Un livre sur Lautrec reste d’ailleurs à écrire, comme le remarque V.-L. Bourrirzy, Le règne de François Ier, état des travaux et questions à traiter (extrait de la Rev. d’hist. mod., et contemp., IV, 588).
9. De Ruble à signalé un document qui confirme Monluc : Liste des lieux destinés pour faire les assemblées et recrues des troupes en chacune pro vince (B. N., fr. 18587, fo 23). Le 7 décembre 1522, une montre de la compagnie de Lescun eut lieu à « Mauvoysin en Armagnac » (B. N., fr. 21512, n° 1045). Le nom de Monluc n’y figure pas. On ne le trouve pas davantage dans quatre montres conservées de cette compagnie, qui furent passées à Bagnacavallo le 18 août 1517 (B. N., Clairambault, 244, n0 785), à Crémone le 28 juillet 1518 (B. N., fr. 21510, n0 Q6o), le 17 septembre 1520 (BAIN tr, 21511, n0 1002) et le 27 Janvier 1521 (1bid., n0 1009).