VOUS
M. GALOUX
Oui, mais prenez patience* ^
ROUSSET
Patience! Patience! C'est commode à dire.
Avec tout ça c'est toujours l'ouvrier qu'est le dindon de la farce. L'État nous trompe.
M. GALOUX •
Mais comment cela, voyons?
ROUSSET
Du moment qu'il m'a poussé à donner de Fins^
BLANCHETTE ^ Il
triicliotià mbîi enfant en invéntahl des facilites, des concours, en distribuatit des bourses, en faisant des promesses, il doit tenii^ sa parole. Jadis, j'ai ébouté monsieur le maire; je vous ai écouté, vous qui êtes dans la politique; vous m'avez excité à laisser Blanchetteà Técole, en me faisant espérer un tas de choses^ disant qu'elle gagnerait dé Targënt, et patati et patata, lorsqu'elle aurait son brevet. Elle l'a aujourd'hui: alors, faut lui donner de quoi vivre et lui trouver une place. Et ce n'est pas une faveur que je demande, c'est ce que l'on me doit. Il y a un papier... {Délignant le brevet*) Le voilà. Il est échu ; il faut payer !
M. GALOUX
Mais on ne peut pas donner une place à votre fille avant son tour. Les autres se plaindraient : ce serait une injustice.
ROUSSET
Qu'est-ce que ça peut me faire ! Du moment que j'aurai mon dû! Les affaires des autres ne me regardent pas. Qu'ils réclament... Qu'ils s'arrangent I
M. GALOUX
Je VOUS le répèlej je verrai le préfet dès demain. Au revoir. [Il sort,)
ROUSSET, MADAME ROUSSET
Au revoir, monsieur Galôux.
ROUSSET, après le départ de M, Galoux en descendant.
Il est boni... Si c^était pour passer seulement selon notre droit, on n'aurait pas besoin de lui I
MADAME ROUSSET
Parbleu!...
ROUSSET
Elle n'est pas encore levée, Blanchette?
MADAME ROUSSET
Oh ! si ! je Tai entendue marcher dans sa chambre il y a longtemps. (A elle-même en sortant à gauche,) Il faut tout de même que j'aille la réveiller, cette gamine-là... elle dormirait jusqu'à midi...
ROUSSET
Moi, je vais' raccrocher cela... (// va suspendre le brevet encadré à la place où il était. Entrent Morillon et son fils Auguste.)