‹ BlanchetteChapitre 10 sur 83 · ROUSSET, MORILLON, AUGUSTE, MADAME ROUSSET · texte numérisé non relu

ROUSSET, MORILLON, AUGUSTE, MADAME ROUSSET

Morillon et Auguste reviennent des champs. En entrant, ils portent la main à leurs casquettes. Il vont ensuite s'asseoir à la table du milieu et restent pendant un long moment sans rien dire.

RO ISSEÏ.

Du café?

MORILLON

Du café.

ROUSSET, prenant les tasses et le sucre sur le comptoir. Haut.

Apporte le café, la bourgeoise.

MORILLON, à Roussel qui pose les tasses sur la table.

Vous n'en prenez point?

ROUSSET

Tout de même, (il apporte une fasse pour lui et s'assied.) MADAME ROUSSET, versant le café.

V'ià du beau temps...

MORILLON

C'est du beau temps pour travailler. (Madame Roussetsort.)

nOUSSET.

Voyons 1 est-ce aujourd'hui que nous allons nous entendre pour votre pièce de terre?

MORI ' LON

Elle vous tient toujours à cœur?

Dame ! je la borde de trois côtés. Elle me gêne. Si elle était à moi, je pourrais faire un sillon, d'un seul trait, long comme d'ici à l'église. Voilà bien dix ans que je veux vous l'acheter.

MORILLON

Nous ne sommes point pressés...

ROUSSET

Si vous voulez, je vous l'échange contre ma pièce qui est au bord de la rivière et qui est quasiment plus grande... J'ai dit «quasiment». Qu'est-ce que ça peut vous faire, à vous qui êtes charron de votre métier, et qui ne travaillez la terre que par-ci par-là, le matin ou le dimanche, avec votre gars? Celle que je vous propose est plus près de votre atelier. '«^^>^A

MOltlLLON.

Vous en avez bien envie, donc?

ROUSSET

Moi! (Méiiant.)Oh! c'est notre intérêt à tous les deux...

(a Auguste.) Donne-nous la goutte, garçon. (Auguste se lève et va chercher sur le comptoir la bouteille d'eau-de-vio et l'apporte. Il va au brevet et le regarde.)

AUGUSTE

Père?

MORILLON, se levant et allaut à lui.

Qu'est-ce riuc c'est?

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