SCÈNE VIII
Les Mêmes, SILVIUS, THÉOGÈNE, BLANDINE, puis ALEXANDRE.
THÉOGÈNE.
Infâmes bandits !
£MILIA.
Vite !
Le médecin!...
Blandine court à la porte de la chambre où est entré Alexandre. THÉOGÈNE, poursuir ant son idée.
Pillards ! brigands I race maudite !
Alexandre entre en scène et court à Sil?ius que lui montre Blandine. ALEXANDRE, à Sepllmc-Sôvèr •.
Rassurez- vous l le front est à peine effleuré.
THÉOGÈNE.
A moi, prêtre augustal, grand flamine, honoré
De l'olivier, à moi la pierre sacrilège
Dont la sanglante offense atteint tout mon collège.
SEPTIME-SÉVÈRE
Que s'est-il donc passé ?
THÉOGÈNE.
Nous prenions l'air...
SEPTIME-SÉVÈRE
Eh bien ?
THÉOGÈNE.
Je regardais jeter dans le Rhône un chrétien,
Encourageant de loin d'un geste favorable
Dans son acte de foi cette foule admirable !
Une pierre soudain passe comme un éclair
En laissant derrière elle un sifflement dans l'air !
Au point initial de sa course, une ligne
D écart marquait mon front pour la Parque maligne !
Théogène pouvait mourir, tout simplement.
SEPTIME-SÉVÈRE
Achève !
THÉOGÈNE.
Heureusement... non ! Malheureusement, Veux-je dire, c'est lui, confiant et candide Qu'atteint à mes côtés cette pierre homicide !... Et ce qui rend ce crime encor plus odieux, C'est qu'il s'adresse à moi, représentant des dieux 1 Moi, flamine, assailli de coups et de blasphèmes ! G'est comme si les dieux étaient frappés eux-mêmes I