ACTE PREMIER
ALEXANDRE, à part.
Oui, tête d'âne!...
La nuit est tout à fait tombée.
SEPTIME-SÉVÈRE
Allons ! des flambeaux î
Les licteurs s'empressent d'aller chercher des torches. A iïmilia.
Ces chrétiens Ne viendront plus bientôt troubler nos entretiens ; C'en est trop î
Souriant.
En dépit d'un enfant qui me blâme, Paraît-il, j'y veux mettre et le fer et la flamme ! Vous, Lucien, restez î vous pouvez faire mieux Que de suivre un légat qui protège ses dieux ! Phydile m'en voudrait de vous éloigner d'elle. Je veux que les bourreaux me prennent pour modèle.
Il s'éloigne arec Théogène et Silvius. — jEmilia, Epagathus et Attale les reconduisent jusqu'au fond. Sestius et les licteurs leur font cortège. Alexandre s'est assis à l'écart sombre et rêveur. Prè3 de lui, Blandine allume une lampe.
LUCIEN
Ah ! Lyon n'est pas gai î J'ai hâte de savoir Si l'Egypte est aussi féroce !
11 offre la main à Phydile et se dispose a sortir avec elle. BLANDINE, très bas, à Alexandre.
Alors, ce soir ?
ALEXANDRE, de mtoc.
Ce soir.
jEmilia reparait avec Attale et Epagathus.
jEMILIA, à Lucien et à Phydile, qu'elle rencontre sur le seuil.
Vous partez donc ?
Dernier échange de poignées de main.
Adieu !
Elle descend en scène avec Attale et Epagathus.