‹ Blasphèmes: poèsiesChapitre 20 sur 24 · L'AUBE · texte numérisé non relu

L'AUBE

es hommes sont petits, mais grandes sont les choses ! u sol de l'avenir, on peut les voir écloses ! t sur le champ do mort de tous les vieux partis, Paît déjà la brebis — les vautours sont partie I

Le dogme des tyrans bientôt va disparaître, Tout sage sera roi, tout homme sera prêtre 1 Le poëte est le coq qui chante dans la nuit, A ses cris redoublés l'obscurité s'enfuit !

On n'entend plus les cops, leurs crêtes sont coupées; Et leurs poules sans cœurs sont de vaines poupées. N'importe ! 11 va venir, il ressuscitera, Le jour de la raison I Le hibou se taira ! ! 1

Et tous les rossignols, grands et petits poètes, Toutes ces voix de Dieu, depuis longtemps muettes, Rempliront l'univers de leurs chants gracieux Et feront de la terre un paradis des deux !

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