LES SIECLES FUTURS
bienheureux mortels ! vous qui n'êtes pas nés,
Qu'aux futures splendeurs le ciel a destinés !
Quand l'humanité libre, arrachée à sa gangue.
Ne connaissant qu'un Dieu, ne parlant qu'une langue,
Au lieu de se haïr, au lieu de se ruer;
Sur les champs de bataille et s'y faire tuer,
u lieu de travailler pour enrichir un maître, Tyran héréditaire et qui n'avait qu'à naître; u lieu de se tromper pour un vil intérêt, jt de se rabaisser aux loups de la forêt ; Quand, dis-je, les humains dans une ligue sainte, S'uniront par amour et nullement par crainte ; 3uand le travail de l'homme, après le joug brisé, kura triplé les biens du sol fertilisé ; [juand on prendra pour fou l'homme qui se dit noble, 'après un nom de terre ou d'un mauvais vignoble ; uand, dans la paix, chacun vivra selon l'esprit, t qu^on n'entendra plus parler de Jésus-Christ^ ue comme d'un grand cœur et comme d'un grand homme, ibérateur du mode et prisonnier à Rome ! ! !
En ce temps, Robespierre, on ne se tuera plus !
Hais à l'Être suprême on construira des temples ;
It toi> mort pour sa gloire, et qui, mort, nous contemples,
Tu ressusciteras parmi les grands élus 1