AUTRE VŒU
Si jamais je renais, riche ou pauvre, qu'importe!
— On sait gagner son pain, quand on a l'âme forte ! —
Mais si je dois passer par mes vieux errements,
Où le sang chaud du cœur crie à l'esprit : << Tu mens, »
Où le doute navrant, mouvant comme le sable,
Empoisonne la vie et la rend méprisable ;
Je m'aimerais mieux mort et rongé par des vers,
Que d'ignorer vivant les lois de l'univers !
Quand, tel qu'un arbre creux, l'homme sur soi chancelé,
Son esprit se corrompt et sa raison se fêle !
RL^SPHÈUES. 15