‹ Blasphèmes: poèsiesChapitre 8 sur 24 · AUTRE VŒU · texte numérisé non relu

AUTRE VŒU

Si jamais je renais, riche ou pauvre, qu'importe!

— On sait gagner son pain, quand on a l'âme forte ! —

Mais si je dois passer par mes vieux errements,

Où le sang chaud du cœur crie à l'esprit : << Tu mens, »

Où le doute navrant, mouvant comme le sable,

Empoisonne la vie et la rend méprisable ;

Je m'aimerais mieux mort et rongé par des vers,

Que d'ignorer vivant les lois de l'univers !

Quand, tel qu'un arbre creux, l'homme sur soi chancelé,

Son esprit se corrompt et sa raison se fêle !

RL^SPHÈUES. 15

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