DIAGNOSTIC
Le diagnostic différentiel entre le spasme et le tic de la face a la plus grande importance, car le traitement est tout à fait différent.
Tandis que chez le tiqueur on aura recours à la discipline des mouvements, à la rééducation motrice devant un miroir, ete, à l'isolement, à la psychothérapie, il faut dans le blépharospasme et l’hémispasme facial soigner la lésion oculaire ou périoculaire qui provoque l’irritation de la cinquième paire et au cas où on ne la trouve pas, supprimer l’are réflexe si l’on veut mettre un terme aux accès spasmodiques.
Nous essaierons donc de différencier les spasmes et Les tics pour n'avoir pas à y revenir; cela fait, pour que le diagnostic différentiel soit complet, nous opposerons le blépharospasme au ptosis.
19 Le tic est précédé d’un besoin irrésistible et suivi d’un soulagement très grand ; au contraire, nulle sensation de besoin ne précède le spasme, aucun soulagement ne le suit,
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parfois même il s'accompagne d’une vive douleur (hémispasme facial douloureux).
20 Tandis que les efforts de la volonté agissent sur l’apparition du tic et le modifient, ils restent sans effet sur le spasme.
39 Le mouvement convulsif est plus rapide dans le tic, mais à la face ce caractère différentiel est sans grande valeur. Nous avons signalé dans l’hémispasme facial des mouvements du voile du palais au cours de l’accès, on ne les observe jamais dans le tie, mais M. Sicard nous dit ne les avoir jamais observés dans les nombreux cas de spasme où il a recherché ce signe. |
L’examen électrique ne donne rien de bien précis, l’hyperexcitabilité du tronc nerveux facial est naturellement en faveur du spasme.
49 Le tic disparaît toujours pendant le sommeil, le spasme persiste ou disparait. Donc, si la contraction persiste dans le sommeil, on peut affirmer qu'il ne s’agit pas d’un tie, mais d’un spasme ; si la contraction disparaît, on ne peut rien dire. |
50 Dans le tic, Brissaud a montré que le malade cherche à reproduire un acte fonctionnel. Le tic a une tendance à se généraliser ; ainsi dans le tic de humer, que cite Brissaud, le malade présente d’abord une contracture dans le territoire du facial, puis le grand hypoglosse entre en jeu, la langue est brusquement projetée en avant et rentrée aussi
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vite ; en même temps, le malade fait une inspiration brusque et pousse un cri léger. Le facial, le grand hypoglosse, le phrénique, le récurrent, ont donc successivement été mis en jeu.
Dans l’hémispasme facial, au contraire, la contraction reste localisée dans un territoire nerveux déterminé, un seul nerf est le plus souvent intéressé, quelquefois le nerf voisin se prend, le spinal par exemple, mais jamais on n’observe de systématisation fonctionnelle. Le spasme reste localisé, tandis que le tic se généralise Le plus souvent.
Mais, ajoute Brissaud, « le tic ne consiste pas essentiellement dans l'extension ou la généralisation d’un spasme, il peut être limité et même l’être à l’orbiculaire et l’on voit combien alors la différenciation est malaisée ».
69 Analysant les déformations de la face dans l’hémispasme facial, Babinski a indiqué d’autres caractères distinctifs : l’apparition d’une fossette mentonnière, l’incurvation du nez, les mouvements du pavillon de l'oreille et les «synergies paradoxales », c’est-à-dire la contraction simultanée du muscle frontal et de l’orbiculaire palpébral au moment de l’occlusion des yeux.
7° Le blépharospasme est presque toujours unilatéral et quand il est bilatéral, ce qui est exceptionnel, il est d’inégale intensité dans les deux yeux. Il s’accompagne exceptionnellement de mouvements du globe oculaire, cela s’explique par ce fait que l’orbiculaire a son nerf spécial, le facial, éloigné des nerfs moteurs de l’œil.
Ce que nous disons du blépharospasme s’applique à l'hémispasme qui est presque rigoureusement unilatéral. Nous