I. — Syndrome moteur
A. — La blessure siège dans la région fessière audessus du filet supérieur du demi-tendineux , (Obs. V et XXX).
Ce sont des lésions toujours très hautes, le sciati-
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que donnant cette collatérale immédiatement après sa sortie du bassin. ;
Tous les muscles innervés par le sciatique sont paralysés et, en particulier, ceux de la face postérieure de la cuisse : demi-tendineux, demi-membraneux, biceps. Ces cas sont très rares puisque nous n’en relevons que 3 observations.
La flexion de la jambe sur la cuisse est alors complètement impossible. La prédominance des extenseurs fixe la jambe en rectitude. Le malade, en décubitus dorsal, peut élever la jambe au-dessus du plan de son lit sans pouvoir rapprocher son pied de sa fesse.
Les muscles de la jambe et du pied sont complètement paralysés. Le pied tombe sous l’action de la pesanteur ; il est complètement ballant. Le blessé ne peut ni le relever, ni l’abaisser, il ne peut lui imprimer aucun mouvement, ni d’abduction, ni d’adduction ; suivant l’expression de Pitres, le malade ne peut plus battre la mesure avec son pied. La jambe n'est plus qu'un pilon inerte, et quelquefois douloureux.
A la suite d’une longue suppuration (Obs. XXX) ou.
de troubles névritiques légers, les muscles et les tissus de la face postérieure de la cuisse peuvent présenter une rétraction considérable immobilisant la jambe en flexion sur la cuisse.
Ces blessés du sciatique présentent une démarche toute spéciale. Ils sont obligés de lever leur pied malade beaucoup plus haut que l’autre ou de lui faire décrire un arc de cérele externe pour empêcher la
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pointe de frotter sur le sol. Ces troubles de la démarche sont néanmoins beaucoup moins accusés que dans les lésions du sciatique poplité externe où cette chute de la pointe est exagérée par la tonicité des muscles postérieurs de la jambe.
Par suite de la disparition de la tonicité musculaire la voûte plantaire s’affaisse, les tendons ne font plus saillie à la cheville. La jambe et la cuisse se sont atrophiées d’une façon quelquefois massive.
Ce sont ces troubles moteurs et en particulier latteinte du demi-tendineux qui caractérisent cette forme clinique.
-B. — La blessure siège dans la région fessière ou à la racine de la cuisse entre le filet supérieur du demi-tendineux et les filets pour le biceps et le demi-membraneux.
Le demi-tendineux assure seul, la flexion de la jambe sur la cuisse. Celle-ci aura donc beaucoup perdu de sa force, mais elle sera suffisante pour la marche.
Les filets du demi-membraneux et du biceps ne naissent pas toujours à la même hauteur. Les filets nerveux du muscle biceps ont souvent leur émergence très bas située sur le tronc, ils pourront donc être
seuls atteints dans les lésions basses.
Le biceps sera donc de tous les muscles de la cuisse -le plus souvent paralysé ; puis, par ordre de fréquence décroissante : le demi-membraneux et le
demi-tendineux.
— 18 — À Il y a dans tous les cas paralysie des muscles de la jambe et du pied.
L'amyotrophie est encore considérable à la cuisse mais particulièrement à la jambe et au pied.
C. — La blessure siège à la partie moyenne ou inférieure au-dessous de toute branche collatérale.
Tous les muscles de là loge postérieure de la cuisse sont alors intacts, la jambe se fléchit normalement et le blessé marche en levant son genou très haut.