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relâchement ; leur consistance n’était pas augmentée par la contraction.
L'hypertrophie était probablement due à l’hyperplasie du tissu conjonctif interfasciculaire.
2° Troubles vaso-moteurs, sécrétoires et thermiques. — Le pied, la partie inférieure ou même la totalité de la jambe présentent de l’œdème, peu accusé si le blessé garde continuellement le lit, ou le matin au réveil, mais assez important le soir si, sa plaie cicatrisée, le malade marche. ‘
Le pied œdémateux ou infiltré présente une peau fine, satinée, desquamant légèrement par endroits, sur sa face dorsale en particulier (Glossy Skin), ou présentant au contraire surtout sur sa face plantaire, de larges écailles cornées (hyperkératose plantaire). Il est en général violacé, surtout sur ses bords, rouge pourpre chez les sujets qui marchent. Les veines sont d'ordinaire plus saïllantes sur le dos du pied lésé.
La sudation est totalement supprimée aussi bien sur le dos que sur la plante du p'ed. Elle est conservée dans la portion cutanée qui dépend du saphène interne branche du crural.
Quelquefois elle est augmentée, il y a une hypersécrétion sudorale continuelle, particulièrement abondante la nuit (obs. VII).
Le pied est le siège de troubles thermiques marqués, il est plus chaud de 2 à 3° que le pied sain, au moins dans les premiers mois qui suivent la blessure, mais il peut passer par des stades d’'hypo et d'hyper-
thermie
La jambe est plus froide du côté blessé.
M. le Professeur Babinsky au contraire signale que, dans les blessures du sciatique, le pied est plus froid, la jambe et la cuisse plus chaudes du côté blessé.
L'examen oscillométrique des artères au niveau du cou-de-pied (obs. VIII) montre des oscillations beaucoup plus amples et apparaissant plus précocement du côté blessé que du côté sain.
Claude Bernard avait déjà montré l'existence d’une vasodilatation paralytique ; les filets vaso-moteurs et sécréteurs du pied qui suivent le trajet du nerf sciatique étant intéressés en même temps que le nerf.
Ces troubles, accentués pendant les premières semaines, surtout si le malade marche, s’atténuent ou disparaissent à la longue. Quelques-uns passent à la chronicité, œdème, ou s’exagèrent : ichtyose.
3° Troubles électriques. — La réaction de dégénérescence est complète pour tous les muscles situés audessous de la lésion.
La contractilité faradique diminue à mesure que dégénèrent les filets nerveux intramusculaires ; elle est complètement supprimée après une ou deux semaines. |
La contractilité galvanique est plus constante, elle persiste toujours très longtemps, mais peut finir par disparaitre. Lorsqu'’eile existe, on constate que la secousse est plus lente, ne se produit qu'avec des courants plus intenses et qu’il y a, soit inversion, soit égalité de la formule polaire.
Il faut rester très réservé dans l’appréciation des
APT, Vi
lésions par ce résultat : des lésions insignifiantes peuvent entraîner des R. D. complètes.
Dans les sections du nerf, la R. D. sera toujours complète au bout de 15 jours. Une évolution rapide vers la R. D. fera toujours penser à une lésion grave du nerf. Au contraire, une évolution lente aiguillera de préférence le diagnostic vers une compression cicatricielle qu’il faut aller détruire (Zimmern).
4° Modifications des réflexes. — Le réflexe rotulien existe toujours. Il est rarement modifié. Il peut être exagéré et traduit alors la suppression de la tonicité des muscles postérieurs de la cuisse, diminué, leur sclérose.
Le réflexe achilléen est aboli.
La contractilité idiomusculaire des muscles atteints est généralement augmentée dans les premières semaines, elle est pourtant plus lente, la décontraction ne se faisant que progressivement ; puis elle diminue à mesure que s’installe l’atrophie (Babinsky).