SYNDROME MOTEUR
Les muscles postérieurs de la jambe sont paralysés en masse, ainsi que ceux de la région plantaire, il en résulte pour le malade l'impossibilité de fléchir son pied ainsi qu’une paralysie des mouvements de flexion des orteils. Ces troubles devraient entraîner des déformations considérables du pied, mais ils sont heureusement compensés :
a) Par la coexistence de parésies ou paralysies des muscles antagonistes devenus ainsi incapables de maintenir le pied en flexion dorsale. Nous n’avons donc jamais vu le pied en talus comme il est classique de le voir dans les lésions du sciatique poplité interne.
b) Si, comme dans l'observation 17, le court fléchisseur plantaire peut suffire à assurer la mobilité des deux orteils dans une mesure suffisante et éviter
ainsi leur flexion dorsale.
AU
Pour toute déformation, nous avons vu un aplatissement de la voûte plantaire surtout dans sa partie interne, alors que le bord externe était plutôt relevé par les muscles péroniers.
La démarche est complètement différente de celle du « paralysé du sciatique poplité interne ». Alors que ce dernier pose son pied à plat et marche sans détacher le talon du sol, puisqu'il re peut s'élever sur la pointe du pied, notre blessé (obs. I), portait sa jambe en avant en laissant son pied frotter sur le sol par la région des têtes métatarsiennes, puis il appuyait le poids de son corps sur cette jambe pendant que sa jambe saine se portait à son tour en avant
par un mouvement brusque.