‹ Blessures du Tronc du Sciatique: Différents Types Anatomo-Clinique de ParalysieChapitre 35 sur 54 · DIE · texte numérisé non relu

DIE

tées au loin. N’a pas perdu connaissance, mais commençait à s’assoupir sous l'influence du froid et de la fatigue lorsqu'il fut relevé sur le champ de bataille quinze heures après sa blessure. Le transport est très douloureux, car il y a fracture du fémur.

La fracture se consolide en avril 1915. Le 29 août 1915, on incise un abcès à foyer purulent; à la suite de cet intervention, formation d’une fistule. La paralysie du sciatique est complète.

Electrodiagnostice en novembre 1915 : atrophie des muscles de la jambe. Abolition de l'excitabilité faradique au niveau de tous les muscles de la jambe. Egalité de la formule et secousse ralentie au niveau des muscles postérieurs du mollet. Très forte diminution de l’excitabilité galvanique sur tous les muscles de la loge antéro-externe.

Paralysie complète du sciatique (sauf muscles de la cuisse) anesthésie typique. Sensation de brûlure à la plante du pied.

Intervention, le 28 janvier 1916. Grande incision, on découvre le bout supérieur, énorme, replié en accordéon sur lui-même; on le perd dans une zone de tissu de cicatrice horriblement dure et fibreuse. Recherche du bout inférieur petit, brillant, perte de substance d’au moins 4 centimètres. Les deux bouts sont réunis par du tissu de cicatrice dont on reconnaît la nature par une incision longitudinale, on résèque avec soin le nerf du cal auquel il est adhérent sur une longue étendue. On suture en rapprochant les deux bouts par flexion de la cuisse. On isole le nerf dans un lambeau musculaire taillé dans le demi-membraneuxèe.

Pendant les trois années qui suivent la suture, on constate peu d’amélioration, sinon un léger gain dans la sensibilité jusqu’au niveau de la cheville.

Troubles trophiques très accusés et plaies plantaires inguérissables.

Examen du 24 décembre 1918. —- Troubles trophiques, œdème cyanosé remontant jusqu’à la moitié de la jambe; plaques eczémateuses, ongles durs et en lamelles, escarres au niveau du cinquième métatarsien, mouvements abolis, perte du réflexe achilléen, retour léger de la sensibilité, le pied ne peut être mobilisé qu’entre 120° et 145°.

LES pet

Examen électrique fait à cette date porte : R. D. partielle pour les muscles jumeaux et fléchisseurs, totale pour les muscles de la loge antéro-externe.

Depuis 1919, la sensibilité du pied n’a cessé de progresser; elle est aujourd’hui complète, mais bien différente de la normale; c’est une sensation vague, comme étouffée, qui à sa répereussion dans tout le pied. La cheville, à demi-ankylosée, est très douloureuse et présente de l’æœdème à la moindre marche.

Le pied est en équinisme et en valgus. Il présente un mal perforant plantaire.

Sa motilité est à peu près nulle, cependant, le blessé commence à obtenir depuis janvier 1922 un léger mouvement de flexion du pied.

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