‹ Blessures du Tronc du Sciatique: Différents Types Anatomo-Clinique de ParalysieChapitre 7 sur 54 · INTRODUCTION · texte numérisé non relu

INTRODUCTION

L'étude des lésions des nerfs est encore de date récente. Elle n’avait guère attiré l’attention des chirurgiens avant 1860. II était du reste classique, à cette époque, d'admettre que, grâce à leur ‘élasticité, les nerfs s’écartaient devant les balles, rondes et de faible vitesse à cette époque.

Cependant, à l’occasion des guerres de Secession et de 1870, quelques chirurgiens et quelques physiologistes, Weir Mitchell, Letiévant, Vulpian, publièrent des travaux remarquables.

Au point de vue anatomique, on distingue déjà la simple contusion, puis différentes lésions allant jusqu’à la section complète ; au point de vue clinique on sépare nettement les symptômes immédiats dus aux lésions physiques, des complications souvent inévitables (névrites aiguës ou chroniques).

Avant 1914, on voyait encore quelques lésions nerveuses dans les hôpitaux, mais les lésions du tronc du sciatique étaient excessivement rares.

I1 fallut la guerre, son vaste et tragique champ d'étude, pour les rappeler à lattention des chirurgiens. Nous avons tous présents à la mémoire, les

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nombreux « bléssés du radial ou du médian » qui encombraient les hôpitaux de l’Avant et de l’Arrière.

Parmi les lésions des différents nerfs, celles du sciatique semblent avoir été particulièrement nombreuses au début de la guerre ct lors des grandes offensives, alors que nos troupes marchaïient en terrain découvert, exposées aux tirs fauchants des mitrailleuses.

Nous en avons réuni 45 observations ; l’agent vulnérant fut : 25 fois une balle, 19 fois un éclat d’obus, 2 fois un shrapnell, 1 fois un éclat de grenade.

Du fait de leur grande vitesse et de leur force de pénétration, les balles se sont montrées plus nocives que les éclats d’obus à contours pourtant si irréguliers.

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