I. — Période de début
Au moment du traumatisme, les sensations accusées par le blessé sont variables et ne semblent pas en relation avec la nature de la lésion nerveuse.
Le blessé, quelquefois, perd connaissance et ne garde, en revenant à lui, que le souvenir d’une douleur vague qu’il n’a pas eu le temps de localiser: Mais
LEFT EPA
le plus souvent, il accuse des douleurs assez vives en coup de fouet, en coup de bâton ou encore comparables à des brûlures.
Presque toujours il reporte ses sensations au pied, à la jambe où il croit avoir été atteint. Le sang qui tache son pantalon, une légère sensation de cuisson, lui fait localiser sa blessure à la cuisse, là où elle se trouve réellement. Dans d’autres cas, nous trouvons des douleurs comparables à une décharge électrique, localisées elles aussi à la périphérie, mais s’irradiant à tout le membre.
Le blessé peut encore accuser une sensation de broiement, d’arrachement du membre inférieur et du pied en particulier ; sensation si angoissante qu’il y: porte sa main pour s'assurer si son pied n’a pas été emporté.
Enfin le blessé peut ne rien ressentir, il tombe sans cause apparente, il essaye de se relever sans y parvnir, il constate alors la paralysie de son membre inférieur.
A ce moment, les troubles moteurs ne répondent point à la distribution anatomique du nerf blessé ; ils atteignent tout le membre et peuvent même s’étendre à distance.
Dans certains cas, cette période de paralysie peut être précédée d’une courte phase de contractions cloniques qui agitent tout le membre (Obs. VIN).
Les troubles sensitifs sont également d’une diffusion-extrême, plusieurs de nos blessés auraient présenté, au moins pendant quelques instants, une anes-