‹ Blessures récentes des vaisseaux par projectiles de guerreChapitre 11 sur 25 · TRAITEMENT · texte numérisé non relu

TRAITEMENT

La ligne de conduite suivie pour tous nos blessés fut la suivante :

Tout blessé était opéré, débarrassé des corps étrangers, désinfecté, excisé, débridé et une hémostase aussi parfaite que possible était pratiquée. Quand il s'agissait d'une plaie siégeant dans une région vasculaire, on vérifiait le plus soigneusement possible l’état dans lequel se trouvaient les vaisseaux et la ligature du vaisseau atteint était pratiquée.

Bien rarement, comme on peut le voir dans nos observations, il a été fait une suture totale ou partielle ou même une ligature latérale. La suture d’ailleurs ne nous semble pas du ressort du chirurgien d'avant. Il s’agit là en effet d’une intervention délicate, que presque toujours l’état du blessé et quelquefois les lésions ellesmêmes ne permettent pas de pratiquer.

Dans quelques cas, la ligature même n’a pu être faite ; on a dû se contenter d’un tamponnement.

Si la question d'intervenir plus ou moins tôt peut se poser dans les cas où la blessure a passé Inaperçue et où l'anévrysme est constitué, elle est tranchée dès que

Aire

le blessé est vu par un chirurgien au premier stade de sa blessure.

Dans les plaies qui font l’objet de notre étude il était difficile de faire autre chose que la ligature. Dans cerlains cas on a été entrainé à faire 4, 6 ligatures quand la section siégeait à une bifurcation importante.

En cas de plaies étroites sans hémorragie principalement où il est indispensable de trouver la lésion'quelquefois très rapidement à cause de l’état du blessé, il est nécessaire de pratiquer des voies d’abord larges comme l'ont bien montré Fiolle et Delmas dans leur ouvrage sur les voies d’abord des vaisseaux.

Quand il s’agit d'anévrysme récent, les manœuvres opératoires sont toujours gênées; on peut limiter cette gêne en ayant soin de commencer l’hémostase par la ligature de l'artère en amont. L’hémorragie se trouve alors arrêtée et on peut peut alors placer un fil en aval.

En présence d'une contusion, la conduite à tenir dépend de deux facteurs, de l'intensité de la contusion et de l'utilité du segment contus. Si la contusion est profonde il faut, quel que soit le vaisseau lésé, lier au-dessus et au-dessous de la portion contuse et réséquer le fragment intermédiaire thrombosé. Si la contusion est minime, on peut lier et réséquer quand il s'agit d’arlères d'importance secondaire, par contre, il faut être très réservé en ce qui concerne des vaisseaux comme l’axillaire, la fémorale, la poplitée et surveiller attentivement le blessé.

Après avoir assuré une hémostase rapide et aussi complète que possible, nous avons institué chez nos

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